Illustrant une démarche qui vise à conjuguer performance industrielle et transition écologique, le nouveau site de PSI Environnement (90 salariés, CA 2025 : 17,4 M€) entrera en service dans le courant du mois de février 2026. Conçu pour transformer des déchets – jusqu’alors destinés à l’enfouissement – en un combustible normé et stable, il sera composé d’un bâtiment de 5 400 m2, d’une unité couverte de maturation des mâchefers de 1 600 m2 ainsi que d’une plateforme extérieure de 2 300 m2 pour le tri et la préparation des déchets. À la clef : la création d’une vingtaine d’emplois, à terme.
27 millions d’euros investis
Fruit d’un investissement de 27 millions d’euros, l’usine fonctionnera avec un haut degré d’automatisation et intégrera de l’intelligence artificielle pour évaluer la qualité des produits sortants. Sa production annuelle sera de 43 000 tonnes de combustibles solides de récupération (CSR). Ceux-ci alimenteront une chaudière exploitée par Dalkia, fournissant de la vapeur au site industriel Arkema implanté à proximité.
Un vecteur de souveraineté énergétique
"Avec cette solution, nous valorisons des déchets qui auraient été enfouis et nous offrons à nos clients une réponse locale, fiable et durable. Le CSR sera entièrement destiné aux besoins d’Arkema via un contrat tripartite de 20 ans signé avec Dalkia. C’est un relais de traitement stratégique qui assure aussi une souveraineté énergétique locale : deux tiers des besoins de vapeur d’Arkema seront garantis", souligne Nicolas Tarrène, président de PSI Environnement. En rajoutant que la nouvelle usine permettra de réduire d’environ 80 % les volumes enfouis.
Un modèle vertueux et duplicable
Le projet s’inscrit dans un modèle unique que PSI Environnement entend reproduire : un accord tripartite entre l’utilisateur de chaleur, le producteur de vapeur et PSI, garantissant performance, sécurité et adaptabilité. "C’est grâce à ce partenariat que notre modèle fonctionne et peut être dupliqué ailleurs tout en gardant la maîtrise de la production", confirme Nicolas Tarrène.
L’entreprise envisage déjà d’augmenter la capacité de la nouvelle unité et d’apporter son savoir-faire à d’autres industriels. Créée en 1988, PSI Environnement, qui réceptionne 120 000 tonnes de déchets par an, a construit son développement sur une organisation intégrée couvrant l’ensemble du cycle de vie des déchets, de leur collecte à leur valorisation finale.
Avec un chiffre d’affaires 2025 de 17,4 millions d’euros, la PME haut-pyrénéenne affiche une hausse de 6 %, et entend progresser aussi sur le volet RSE : le projet CSR s’inscrit dans une logique de transition énergétique visant à mettre fin à l’enfouissement. "Nous apportons notre savoir-faire à d’autres industriels, qui pourront continuer à produire localement. C’est vraiment pour le territoire, pour le développement économique local. Nous avons travaillé sur ce sujet depuis sept ans et nous avons un petit coup d’avance par rapport à nos concurrents", conclut le dirigeant.