Interrogé par le Journal des entreprises sur les risques qui pèsent sur les projets de lignes à grande vitesse (LGV), Alain Juppé se fait le défenseur absolu de ses infrastructures.
En ce qui concerne
le bras de fer qui oppose Lisea et la SNCF pour la LGV Tours Bordeaux qui verra le jour à l’été 2017, le maire de Bordeaux s’étonne de la position de l’entreprise ferroviaire. « Je me souviens que le président de la SNCF disait que cette ligne serait la plus rentable de France. Aujourd’hui il évoque un déficit. Il est hors de question de remettre en cause ce projet (…) C’est au gouvernement de régler le conflit entre Lisea et la SNCF. Comme je l'ai déjà signalé, je souhaite la mise en place d'une navette cadensée, notamment le matin et le soir ».
Défenseur des projets vers Toulouse et Dax mais aussi du fret ferroviaire
Pour ce qui est du projet de LGV vers Toulouse et Dax, Alain Juppé se dit « convaincu qu’il s’agit d’une chance pour la grande région ». La maire de Bordeaux ne désespère pas qu’Alain Rousset, président de la Grande Aquitaine, revienne sur
sa position de ne pas financer cette infrastructure. « Si les collectivités se retirent, de tels projets deviennent difficiles à financer ».
Et Alain Juppé de conclure sur un conseil à la SNCF : « Je fais le vœu qu’elle commence à s’intéresser au fret ferroviaire sur la façade Atlantique. Il y a trop de camions au péage de Biriatou ».
Le maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole s’est fait l’avocat des projets de LGV au Nord et Sud de Bordeaux alors qu’il présentait ses vœux à la presse, le 8 janvier.