Les tops conseil et services
# Services # Conjoncture

Les tops conseil et services

Les cliniques de la région se taillent une place de choix dans le classement des entreprises de conseils et de services les plus performantes. L'occasion de revenir, avec les responsables de la clinique Mathilde à Rouen, membre de l'association des cliniques de l'agglomération rouennaise (ACAR), sur les raisons de ce succès.

Le monde des cliniques se porte bien. Cinq établissements sont présents dans ce top 20 du conseil et des services, dont la clinique Mathilde à Rouen (31,5M€ de C.A). L'un de ces cinq établissements s'offre même le luxe de figurer à la 19e place du top 20 de la rentabilité (clinique Saint Hilaire). À l'origine de ce succès, les restructurations menées ces dix dernières années avec de nombreux regroupements d'établissements, explique Bernard Messner, président de l'ACAR et P-dg de la clinique Mathilde: «L'objectif, c'est de mettre en commun les moyens humains et matériels pour répondre aux besoins sanitaires de la population au meilleur coût. Car il ne faut pas oublier que nous sommes financés en quasi-totalité (93%, Ndlr) par l'assurance-maladie». Des regroupements qui attirent patients et médecins car l'acquisition de matériel neuf est facilitée et les investissements plus importants, notamment dans les matériels coûteux de type scanners ou IRM. «Aujourd'hui tout le monde se regroupe, les petites entités sont amenées à disparaître. Seules celles qui disposent de compétences spécifiques pourront perdurer», précise Jean-Luc Dubois, directeur de la clinique Mathilde.




La force du regroupement

Réalisée en 2002, la fusion des cliniques du Jardin des Plantes, Jeanne d'Arc et Saint Romain a permis la création de la clinique Mathilde. Un investissement de 22M€ au départ (35M€ en immobilier au total) et chaque année 1 à 2M€ d'achats en matériels. La clinique Mathilde, c'est 380 salariés (200 en 2002), 100 médecins et plus de 30.000 patients par an (18.000 en 2002), à comparer au CHU de Rouen et ses 80.000 patients. Et si on parle rentabilité, c'est l'effet taille qui joue, explique Jean-Luc Dubois: «C'est le fonctionnement de l'activité qui détermine un investissement: à Mathilde par exemple, nous avons trois urologues, nous pouvons donc investir dans les appareils car l'activité suit». Inconvénient pour les cliniques, elles sont toutes conventionnées, les patients y sont donc pris en charge à 100%. «On doit se débrouiller avec le tarif de la sécurité sociale. C'est la différence entre l'entreprise clinique et les praticiens qui peuvent avoir des dépassements. Évidemment, notre avantage, c'est la réalisation d'actes en grande quantité, l'effet volume joue son rôle à plein». Et si on parle de la crise, Bernard Messner n'est pas inquiet: «La santé on en a besoin, crise ou pas, et l'assurance-maladie couvre bien la population. De plus, la demande de soins va grandissante».

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