Philip Audibert,
président de la chambre des notaires du Var
La base Perval, alimentée par les 8.270 transactions enregistrées en 2011 par les notaires varois, vous permet de dresser un bilan de l'année immobilière 2011. Quelles sont les grandes tendances observées dans le Var?
En 2011, les prix de l'immobilier, ancien ou neuf, ont encore augmenté, mais de façon raisonnable. Selon les types de biens, les progressions sont comprises entre 2,1 et 6% et les volumes de transactions ont également connu une augmentation. Les chiffres nous montrent aussi que l'activité du dernier trimestre 2011 a été dynamisée par la fin programmée de certaines dispositions fiscales et l'entrée en application d'autres dispositifs moins avantageux.
Dans quels secteurs du département se concentrent les v
entes?
Nous avons pu constater que les pôles d'activités varois sont attractifs. Les prix y restent raisonnables et les ventes sont nombreuses. Ainsi, le secteur de Fréjus/Saint-Raphaël, qui dispose d'une réserve foncière importante et attire de plus en plus d'actifs - nouvelles zones d'activités et travailleurs des Alpes-Maritimes - représente 31% des ventes d'appartements neufs dans le Var. Toulon et sa périphérie pèsent à hauteur de 46%.
Comment s'annonce l'année 2012?
Les années électorales, génératrices d'un certain attentisme, sont en général peu favorables à l'activité immobilière. Les statistiques du premier trimestre le confirment. L'annonce de suppressions de dispositions fiscales incitatives, le durcissement des conditions d'octroi des prêts, le moral en berne des ménages, la crise... Tous ces éléments laissent penser que l'année 2012 pourrait être beaucoup moins favorable que 2011. Toutefois, la pierre reste un placement refuge et les besoins en logements restent importants dans le Var en raison d'une croissance démographique importante. Ainsi, pour ne pas tomber dans le pessimisme, je miserai sur une stagnation des prix et une légère augmentation du volume des ventes en 2012.
- TROIS QUESTIONS À