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Les CCI de l'Artois : L'essor du territoire passera par la mobilité
Hauts-de-France # Conjoncture

Les CCI de l'Artois : L'essor du territoire passera par la mobilité

Tandis que l'Artois est touché de plein fouet par la crise, les CCI d'Arras, Béthune et Lens misent sur le développement de la mobilité entre leur territoire et l'aire centrale métropolitaine.

— Photo : zmijak - Fotolia

L'Artois est loin d'être épargné par la crise. C'est le résultat d'une enquête flash menée en juin 2009 par les CCI et la CRCI auprès des entreprises de la région.

Une conjoncture difficile

Même si les entreprises demeurent aujourd'hui partagées quant aux difficultés ressenties, un pessimisme ambiant semble s'être installé durablement chez les dirigeants artésiens. Parmi eux, 32% sont en effet mécontents de leur activité sur les six derniers mois et s'attendent à une nouvelle détérioration de leur chiffre d'affaires d'ici à la fin de l'année et ce, quel que soit le secteur d'activité. En outre, 42% des entreprises déclarent encore rencontrer une difficulté particulière (baisse du CA, besoin de trésorerie, annulation ou report de commandes, impayés, etc.). Sans compter les effets sur l'emploi: on enregistre 14,4% de demandeurs d'emplois supplémentaires inscrits au Pôle Emploi entre avril 2008 et avril 2009. Ce contexte n'empêche pas les trois CCI de l'Artois de préparer l'avenir. Et c'est dans l'aire métropolitaine centrale qu'elles le voient. Fort d'un potentiel humain et économique de taille (17.000 établissements inscrits au RCS, 175.000 emplois salariés et 1,350milliard d'euros de bases de taxe professionnelle), l'Artois est en mesure de participer activement à l'essor économique de cette aire avant de bénéficier des retombées.

Vers une meilleure mobilité

Toutefois, la greffe ne pourra prendre qu'à une seule condition, que n'ont pas manqué de rappeler Jean-Marc Devise et Léonce-Michel Deprez, respectivement présidents des CCI d'Arras et de Béthune. Cette condition, c'est celle d'une meilleure mobilité des voyageurs et marchandises entre l'aire métropolitaine et l'Artois. Pour les deux présidents, cela passe d'abord par le renforcement des infrastructures routières: élargissement de l'A1 et de l'A25, liaison deux fois deux voies entre Béthune et La Bassée... Il faudra ensuite s'attaquer aux infrastructures ferroviaires avec la création d'une troisième gare TGV pour faciliter l'accès au réseau européen (Francfort, Amsterdam, Londres) en Artois. Pour être pertinente, cette gare devra être couplée avec un RER desservant Douai, Arras et Lille.

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