L'événement se tiendra à partir de 14 h au Village by CA Reims Bezannes. Seuls les professionnels pourront y participer, gratuitement et sur inscription. Le comité organisateur appartient au réseau national des CCE, qui revendique 4 800 bénévoles issus du monde de l'entreprise ou experts de l'international, présents dans 150 pays.
Le programme de l'après-midi
Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, ouvrira le programme à 14 h. Son intervention portera sur l'évolution du contexte géopolitique et sur ses effets pour les exportateurs.
Quatre tables rondes réuniront ensuite des dirigeants d'entreprises agroalimentaires du Grand Est, d'après la page d'inscription des organisateurs. La première portera sur les acteurs situés en amont, de la production primaire à la première transformation, face aux évolutions des marchés. La deuxième portera sur la capacité du Champagne à maintenir ses exportations. La troisième s'intéressera aux PME agroalimentaires et aux stratégies qu'elles peuvent déployer à l'international. La quatrième fera le point sur les aides disponibles pour les exportateurs.
Selon les organisateurs, des représentants de Cérésia, Episens, Cristal Union et du Comité Champagne participeront notamment aux débats. Y figureront aussi Champagne Michel Gonet, Champagne Canard-Duchêne, Charbonneaux-Brabant et la Maison Lepic.
La page d'inscription cite par ailleurs, parmi les publics attendus à l'événement, des organismes institutionnels, dont CCI International, Bpifrance et les chambres d'agriculture, ainsi que des consultants export et des fournisseurs de l'industrie agroalimentaire.
L'après-midi se poursuivra par une synthèse sur la politique agroalimentaire internationale. Sébastien Abis, directeur du Club Demeter, y prendra la parole vers la fin de l'après-midi, aux côtés d'Antoine Hacard, président de Cérésia, et de Sébastien Muller, de la Maison Lepic. Un cocktail de réseautage clôturera l'événement.
Les enjeux de l'export agroalimentaire dans le Grand Est
Les organisateurs dressent un état des lieux de l'agroalimentaire régional, sans préciser l'année de référence. Ils recensent 1 327 entreprises et 30 486 emplois dans le Grand Est.
Selon les CCE, le Grand Est réalise un chiffre d'affaires de 16,9 milliards d'euros à l'export de produits agricoles et agroalimentaires, ce qui le place au troisième rang national. Ils attribuent ce classement en partie au poids du Champagne.
La région est aussi présentée comme la première région céréalière de France. Sa production annuelle atteindrait quelque 10,5 millions de tonnes, dont 5 millions vendues à l'étranger, soit 15 % du volume produit en France.
Sur la dernière décennie, les CCE font par ailleurs état d'un repli annuel moyen de 1,1 % des volumes exportés par l'agroalimentaire. Ils évoquent une concurrence internationale plus forte et des échanges instables.
Le Champagne reste toutefois un produit fortement exporté. En 2025, 266 millions de bouteilles ont été expédiées, selon le Comité Champagne, soit un recul d'environ 2 % sur un an. Près de 152 millions sont parties à l'export.
Les organisateurs veulent lever les obstacles qui freinent l'exportation et faire dialoguer davantage les entreprises et les pouvoirs publics. « Dans un contexte international instable, nos entreprises ne doivent pas renoncer à l'export. Elles ont besoin de règles plus lisibles, de procédures simplifiées et d'un accompagnement mieux coordonné pour conquérir de nouveaux marchés », souligne Sophie Signolle, présidente des CCE Champagne-Ardenne.