Lyon Saint-Exupéry, 4e aéroport français, derrière Roissy, Orly et Nice (et classé 47e au niveau européen). Un aéroport qui décidément ne décolle pas... mais fait trembler la terre rhônalpine. Patrons, élus, syndicats... Tous sont en effet vent debout pour dénoncer le " diktat parisien " (formule d'Emmanuel Imberton - CCI Lyon) sur l'ouverture des droits de trafic. Dernière victime : la compagnie Emirates, à qui " Paris " a refusé en décembre d'accorder de nouvelles liaisons au départ de Lyon... Rhône-Alpes, isolée des airs ? À l'évidence, la deuxième région économique française n'a pas l'aéroport qu'elle mérite. Et ce n'est sans doute pas son futur Terminal 1 (70.000 m² supplémentaires, disponibles en 2016// coût des travaux : 180 M€) qui saura donner à Saint-Exupéry les ailes de la gloire. Manque une dynamique qui permettrait de densifier le réseau aérien moyen ? courrier à destination de l'Europe et long courrier en direction du continent nord-américain et de la Chine. Mais rien ne bouge, ou si peu (hormis quelques lignes, à l'instar de Lyon-Cracovie opérée par Easyjet et inaugurée fin mars). Pour preuve : un an après le passage à Lyon du président chinois Xi Jinping - qui évoquait alors une ligne directe Lyon-Shanghai - aucun projet n'est sorti du chapeau. En attendant, le monde économique s'impatiente. @email
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