Gérard Lanos, 58 ansP-dg de Groupe Lanos (27) Lorsque l'on a démarré sa carrière comme conducteur d'engins sur le chantier de l'A13 à «85heures par semaine pendant six mois!», difficile d'imaginer que l'on puisse boucler une semaine de travail en 35heures. Il aime d'ailleurs à le répéter: «Le travail n'est pas une maladie honteuse». Un leitmotiv qui a guidé Gérard Lanos depuis ses premiers pas de commerciaux dans une société de vente de solutions d'isolation pour les particuliers; étape décisive qui va l'amener à l'âge de 31 ans à créer son entreprise, Lanos Isolation devenue en 2008 Groupe Lanos après la création de deux entités distinctes dans les métiers de la menuiserie et de l'isolation. En mai dernier, la petite cinquantaine de collaborateur que compte le groupe a fait le saut (de puce) entre le siège historique de LaTrinité de Thouberville et les 2.000m² flambant neuf inauguré à Bosgouet (27), aux portes de Bourg-Achard. Une opération à 2millions d'euros, point d'orgue d'une réorganisation de l'entreprise qui a permis à quatre de ses cadres d'entrer au capital en octobre dernier. Manière, revendique Gérard Lanos, de fidéliser «des garçons qui participent à la réussite de l'entreprise» dont la transmission à sa fille Sandrine, présente à ses côtés depuis dix ans est déjà programmée. Ancien président de la FFB Rouen-Dieppe, élu à la CCI de Rouen, membre du groupe Élan comme du Réseau Entreprendre Seine & Eure, celui qui fût six ans durant aux côtés de Jean-Pierre Louvel à la direction du HAC prône volontiers un capitalisme un brin paternaliste, à l'ancienne, où la confiance agit en métronome des relations sociales dans l'entreprise. Paternaliste au point, jure-t-il, de ne jamais se fâcher. Sauf ce jour de septembre2008 où lors de son traditionnel discours de rentrée, piqué au vif, il invite sèchement «tous ceux qui ne se plaisent pas ici à partir!» Quatre ans plus tard, personne ne manque à l'appel, jubile encore le patron.
G.D.
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