On ne pourra pas reprocher à Schenker France de ne pas la jouer multimodal… Filiale française du géant allemand de la logistique, Schenker France vient d’inaugurer son premier centre de cyclo-logistique à Paris. Avec un siège social basé à Montaigu, en Vendée, Schenker France souhaite ainsi décarboner ses activités, notamment dans la livraison du dernier kilomètre. Avec 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2023, pour un effectif total de près de 6 400 personnes, l’entreprise s’appuie dans cette aventure sur l’expertise des Triporteurs Français. Schenker avait racheté en 2023 cette ancienne entreprise rennaise afin de poursuivre leur développement dans cette voie.
Entre 150 et 500 kg de marchandises
À partir de l’entrepôt de 1 200 m² situé dans le 18e arrondissement, ces triporteurs vont livrer des colis à destination des professionnels (70 %) et des particuliers (30 %) dans un rayon de 2 à 2,5 kilomètres. "Un mode de transport doux plus rapide, plus agile que le camion ou le véhicule utilitaire dans l’espace urbain", précise l’entreprise dans un communiqué. Ces vélos peuvent charger entre 150 et 500 kg de marchandises.
Sur le site, opérationnel depuis novembre, chaque cycliste transporte entre 2 à 2,5 tonnes de colis par jour, soit l’équivalent d’une tournée de livraison réalisée avec un camion. Après le site parisien, les Triporteurs Français veulent amplifier leur ancrage territorial avec l’ouverture envisagée en 2025 de quatre autres centres au Havre, Poitiers, Lyon et Toulouse.
Des camions électriques avec le soutien de l’Ademe
Il faut souligner que Schenker France n’en est pas à sa première initiative vers la décarbonation. Le mois dernier, le transporteur a étoffé sa flotte avec 60 camions électriques et 6 premiers tracteurs électriques. Achetés avec le soutien financier de l’Ademe, ces nouveaux véhicules rejoindront les véhicules déjà en circulation. Schenker France peut ainsi se targuer d’un total de 139 véhicules électriques déployés en France. Certes, cela ne représente pour l’instant qu’une petite partie, environ 7 %, de l’ensemble de la flotte du transporteur. Mais l’entreprise ne compte pas s’arrêter là. Elle vise une réduction de 50 % de ses émissions de CO2 pour l’activité routière en 2030. Pour ce faire, dès avril 2025, Schenker France devrait recevoir de nouvelles flottes de véhicules électriques.