Tranquillement mais sûrement, la petite PME de tirage de câble basée à Noé croît au rythme d'un nouveau salarié par an et de contrats de plus en plus importants. L'entreprise vient d'achever un chantier de raccordement de 215 km de câbles sur le champ photovoltaïque de Salaunes (bassin aquitain) et sera sur le prochain site photovoltaïque prévu à Montauban. Idem pour l'éolien, l'entreprise est sur le point de signer des contrats pour de futurs chantiers. L'an dernier, la petite équipe était sur le chantier de la centrale hydroélectrique de Pragnères (Pyrénées Atlantique).
Expert des chantiers complexes
Frédéric Lavigne, fondateur de Seima, est passé du métier d'électricien classique à celui de prestataire de modèles opératoires pour des grands chantiers maniant des câbles de plus en plus gros, sur des sites de plus en plus complexes. Finalement, plus c'est compliqué, plus Seima Fa des chances d'être sollicité. Frédéric Lavigne a ainsi été consulté pour un appel d'offres programmant le remplacement des câbles sur tous les sites nucléaires : « Un énorme chantier hors de proportion pour ma petite entreprise, mais c'est tout de même mon mode opératoire qui a été suivi », explique le professionnel qui veut devenir le référent et l'expert fiable pour les chantiers les plus complexes.
Nouvelle machine d'extraction
Pour accéder à ces chantiers, Seima a intégré dans son entrepôt de 600 m² de nouveaux équipements dont un porte touret de 15 tonnes qui facilite la manutention de câbles toujours plus gros. Celui-ci permettra par exemple de réaliser un chantier à venir commandé par Cegelec. Autre nouvel outil de taille : un treuil hydraulique extracteur de câble fabriqué en Italie (société Omac) qui a nécessité un investissement de 76 000 euros.
L'extraction de câbles, marché d'avenir
Cette nouvelle acquisition avait pour premier objectif de faciliter le travail pénible d'extraction de ses équipes. Autre argument favorable : l'extraction des câbles permet leur valorisation, notamment lorsqu'il s'agit de câbles en cuivre. « Les vieux câbles sont très souvent laissés à leur place et enfouis dans nos sous-sols, ce qui est très polluant » constate le chef d'entreprise, qui défend le geste écologique de son activité d'extraction. Frédéric Lavigne détient 100 % de son activité (il a racheté les parts de son associé en 2014) et vise les chantiers de demain avec sa nouvelle machine, notamment ceux de l'éolien. Pour les quatre à cinq années à venir, il prévoit 2 M€ de chiffre d'affaires et six embauches.