Le site de Viriat de Marie monte en puissance
# Agroalimentaire

Le site de Viriat de Marie monte en puissance

Après avoir investi plus de 10 millions dans le doublement de ses capacités de production de pâtes à dérouler, l'industriel envisage de nouveaux investissements pour l'an prochain.

Il aura fallu à peine six ans au groupe LDC, qui outre Marie est à la tête des marques Le Gaulois, Maitre Coq, Poulets de Loué et Traditions d'Asie, pour relancer un site de production en perte de vitesse. « Lorsque LDC a repris la marque Marie, ce site n'avait plus bénéficié d'investissements depuis de nombreuses années. L'outil industriel n'était vraiment plus à niveau et cette usine perdait de l'argent », se souvient Jean-Michel Pellé, directeur du site de Marie à Viriat. Le site était alors sous la menace d'une fermeture. Depuis 2009, date à laquelle LDC a mis la main sur Marie, l'histoire a pris une toute autre tournure.

20 millions d'euros d'investissements en cinq ans

Le groupe originaire de la Sarthe a décidé de mettre en place une politique soutenue d'investissements qui s'est accélérée ces deux dernières années. En 2014, 5 millions d'euros ont été investis dans la production de pâtes à dérouler et cette année de nouveau autant. « En deux ans, nous avons doublé les capacités de production des pâtes. Chaque année, depuis 2014, nous augmentons notre production de 15 % en volume et notre chiffre d'affaires d'autant. Nous sommes dans une bonne dynamique qui s'explique d'abord par la remise à niveau de l'outil industriel, mais aussi par la notoriété de la marque Marie », explique le directeur.

Au total, en cinq ans, une vingtaine de millions d'euros ont ainsi été injectés dans cette usine qui emploie entre 220 et 230 personnes suivant les saisons dont 170 CDI et 30 CDD, ainsi qu'un volant d'intérimaires. Tous s'affairent à la production de pâtes à tarte qui représente 70 % de l'activité de Marie à Viriat, mais aussi de quiches et de tartes salées (25 % de la production), et de gratins (5 %), notamment des lasagnes. Désormais, quatre lignes de production sont opérationnelles pour les pâtes à tarte. « Nous sommes le seul site du groupe à produire des pâtes à tarte », précise le directeur. La dernière ligne de fabrication est entrée en service cet été et elle ne tourne pas encore à plein régime.
« Nous avons créé 18 emplois grâce à ce nouvel équipement, mais il nous manque encore 6 conducteurs de ligne », observe Jean-Michel Pellé qui enrage de ne pouvoir trouver les compétences qui lui font défaut. « Je reçois chaque jour des dizaines de CV de personnes formées au contrôle qualité, alors que les postes sont rares dans cette spécialité, mais les conducteurs de ligne aucun et pourtant, même si nous travaillons en 3x8, nous offrons des conditions de travail satisfaisantes avec des volontaires pour l'équipe de nuit, des salaires plutôt attractifs et nous sommes prêts à former les nouveaux arrivants. Sans compter les possibilités d'évolution qui existent véritablement ici, mais aussi au sein des cinq autres sites de production de Marie et plus largement dans l'ensemble du groupe LDC », explique le directeur du site de Viriat. Il lui faudra pourtant bien relever le défi du recrutement, puisque le développement ne semble pas terminé. « Nous allons lancer un nouveau plan d'investissements probablement en fin d'année prochaine », annonce Jean-Michel Pellé.

22 000 tonnes de pâtes à tarte

Pour l'instant, le budget n'est pas défini, mais ces nouveaux équipements iront à la partie amont - le pétrissage - de la fabrication des pâtes à tarte. Ils induiront certainement encore de nouvelles embauches, puisque l'objectif est bien d'accroître les niveaux de production de l'usine. Actuellement, le site de Viriat dispose d'une capacité de production de 20 000 à 22 000 tonnes de pâtes à tarte que le groupe souhaite atteindre au plus vite afin de rentabiliser ses investissements. Cette année, elle en produira environ 17 000 tonnes, ainsi que 3 200 tonnes de quiches et tartes et 900 tonnes de gratins. Le maximum devrait être atteint à horizon de trois à quatre ans. Le temps de trouver toutes les forces vives nécessaires !

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