En Bretagne, difficile de ne pas connaître l'entreprise de distribution de fruits, légumes et produits de la mer Le Saint. L'entreprise livre 450 clients depuis sa base logistique et siège de Bourg-Blanc, dans le Nord-Finistère. 250.000 tonnes y transitent chaque année. Le site réalise 30 millions d'euros de chiffres d'affaires et compte 170 salariés.Le revers de la médaille existe pourtant. « On fait un peu le tour, remarque Gérard Le Saint, codirigeant avec son frère Denis. Le potentiel de développement est limité sur la Bretagne. On a eu besoin de s'étendre géographiquement. »
Vers le Sud-Ouest
Les dirigeants ont alors opté pour une stratégie : les croissances externes. « La première a été Armor Fruits dans le Morbihan, en 1998, suite au départ en retraite du chef d'entreprise », se souvient le patron. C'est sa soeur, Catherine Le Saint, qui prend la direction d'Armor Fruits et de la société Le Mellec, également rachetée.Dès 2001, suivent les reprises de Laperche à Saint-Brieuc, Bourguignon à Guingamp et Primeurs de la Baie. Les trois sont ensuite regroupées sous le nom Bourguignon à Trémuson (22). Se seront ensuite au tour d'entreprises de Quimper, de Loire-Atlantique, regroupées ensuite à Saint-Nazaire, Caen, La Roche-sur-Yon, Bordeaux...
S'appuyer sur des structures existantes
Dernier rachat en date : Toulouse, en 2012 avec les entreprises Roucaud, Dutech, Garcia, et Frabcescon à Tarbes. Le groupe finistérien a aussi investi 5,5 millions d'euros en mars 2013 pour s'installer sur la zone logistique Eurocentre. Tout en conservant sa place au MIN. « Nous y disposons de 8.000 m² », indique Gérard Le Saint.Comme pour les autres croissances externes, la méthode est la même : garder le nom de la société, le dirigeant, sauf s'il décide de partir en retraite. Regrouper des sites si besoin. Pour le chef d'entreprise, le choix est simple : « Les croissances externes sont plus rapides et moins compliquées. On s'appuie sur une structure existante. »
« L'esprit Le Saint »
Ce qui n'empêche pas l'équipe dirigeante d'imprimer sa touche personnelle dans les nouvelles structures. « La première chose qu'on regarde, c'est où on va mettre la "pièce à jus" », sourit le chef d'entreprise. C'est sa mère, Yvonne Le Saint, qui avait créé cette pièce de pause sur le site de Bourg-Blanc, où les salariés viennent prendre le café. « L'esprit Le Saint », résume un salarié.Aujourd'hui, le groupe est en phase de consolidation. Après une année 2012 à 210 millions de chiffre d'affaires pour l'ensemble du réseau, Le Saint finira l'année autour de 260 millions d'euros.« Un site met trois ans pour être rentable, explique Gérard Le Saint. C'est aussi une phase de conquête commerciale. Il y a des parts de marché à prendre, avec des entreprises comme Airbus.
Le Saint
(Bo
urg-Blanc)Dirigeants : Gérard et Denis Le Saint900 salariés260 millions d'euros de chiffre d'affaires02 98 84 58 20