Il faut sauver le Soldat Crouzil. Placée en redressement judiciaire le 28 juin 2016 par le tribunal de commerce de Saint-Malo, La Maison Crouzil à Plancoët, qui englobe le restaurant 1 étoile au Michelin et l'hôtel 3 étoiles l'Écrin, cherche actuellement un repreneur.« L'objectif est de faire perdurer une institution culinaire, une histoire et une tradition, précise Pierre-Alexandre Thomas, cogérant de l'établissement depuis sa reprise conjointe en 2012 avec Maxime Crouzil, fils du fondateur Jean-Pierre Crouzil. Au départ, nous pensions juste trouver un partenaire financier pour nous accompagner via une entrée au capital. Aujourd'hui, c'est l'ensemble des actifs qui est à vendre, fonds de commerce et murs. »
La conséquence des inondations
Frappé par des inondations en février 2014, le restaurant et l’hôtel (11 salariés, 871.900 euros de chiffre d’affaires en 2015), peinent depuis à se refaire une santé financière. « Il a fallu aller reconquérir, malgré de nombreux fidèles, une clientèle qui était partie déjeuner ou dîner ailleurs. » À côté de cela, les travaux de réfection ont coûté cher pour garder le standing d'une des tables les mieux cotées en Côtes-d'Armor. « Certes, notre assurance a pris en charge une partie des travaux mais nous avons du surinvestir, sur nos fonds propres, pour être pleinement aux normes et ne pas revivre, dans le futur, une situation identique. Cela s'est réalisé sans aucune aide, contrairement à d'autres régions. »
Conserver les emplois
Depuis plus d'un an, Maxime Crouzil et Pierre-Alexandre Thomas se démènent pour convaincre un investisseur de l'intérêt d'une reprise. « La réputation est là et le chef étoilé continuera l'aventure. C'est un investissement pour celui qui arrivera mais de notre côté l'objectif est uniquement de rembourser nos dettes et de conserver la dizaine d'emplois qui fait vivre au quotidien l'établissement. » S'ils reconnaissent que des contacts se sont noués, depuis un an, avec un investisseur breton, les deux entrepreneurs restent toutefois prudents. « Dans les affaires, tout est une question de temps mais dans notre cas, la situation devient urgente puisque la période d'observation n'est que de six mois. C'est nerveusement et physiquement compliqué à vivre. »
Contact : Pierre-Alexandre Thomas au 02 96 84 10 24