Le réseau Bretagne éco-entreprises a fêté ses dix ans l'an dernier. Son but : identifier le maximum de synergies commerciales entre les 70 adhérents, tous professionnels de l'environnement (qui apportent des solutions aux problématiques d'environnement). À côté de l'annuaire de compétences, d'un fichier d'adresses et de conférences organisées pour échanger sur des dossiers, Bretagne éco-entreprises veut maintenant aller plus loin. Le réseau s'est mis en relation avec d'autres associations ou clubs des éco-entreprises en France, via le réseau Pexe (Partenariat pour l'excellence de la filière environnement, 40 réseaux adhérents).
Recommandations
« Cela nous permet d'élargir le réseau pour nos entreprises adhérentes, insiste Loïc Evain, à la CCI Rennes, qui pilote l'association. Bretagne éco-entreprises est d'ailleurs trésorier du Pexe. Dans l'environnement, les adhérents des 40 réseaux sont tous les clients les uns des autres, avec au bout un client final. Se réunir permet de faire de la recommandation, c'est de la prescription de valeur ajoutée ». En juxtaposant leurs spécialités, ces TPE ou PME peuvent répondre, face à des grands groupes, à des demandes globales de clients. « Cela s'articule très bien car chacun a signé une charte éthique, souligne Loïc Evain. Résultat, cela permet d'étendre son champ d'action sur le territoire français ».
Visioconférences avec d'autres réseaux
Un avantage pour les 70 adhérents bretons (en réalité aussi issus de Loire-Atlantique et Maine et Loire). Ponctuellement, Bretagne éco-entreprises se connecte en visioconférence avec un autre réseau français, et chacun se présente et fait des recommandations. Le prochain en date a lieu ce mois-ci avec Fiméa (réseau de qualité de l'air) qui se connectera depuis Paris. « Cela permet de mettre en place de vrais flux de business, constate Loïc Evain. Par exemple, une entreprise de Paca a voulu répondre à un marché public pour Rennes Métropole, et a vu un avantage à se regrouper avec une entreprise locale ici. Ils ont répondu ensemble, n'ont pas obtenu le marché mais ont concouru sur d'autres qu'ils ont gagné ensemble. Certaines entreprises qui ont des marchés de niche se trouvent des homologues à l'autre bout de la France, et se partagent ainsi les zones d'actions dans le pays ».
Un groupe de travail sur la biomasse
De la même manière, Bretagne éco-entreprises travaille sur des thématiques de développement pour sa filière, en lien avec d'autres réseaux. Elle vient de mettre en place un groupe de travail sur la biomasse et son marché à venir en Bretagne, avec une dizaine d'adhérents bretons. Elle peut partager les compétences avec Biogaz Vallée à Troyes, pour créer un centre de ressources national. « Ce travail va permettre de développer des partenariats, de rapprocher les acteurs pour valoriser la biomasse en Bretagne. Et au final, aider les entreprises à se développer ».
www.bretagne-eco-entreprises.fr
Le réseau Bretagne éco-entreprises noue des relations avec d'autres réseaux homologues en France. Objectif : créer des flux de business.