Le portage salarial face aux autres statuts

Le portage salarial face aux autres statuts





Le portage salarial est-il le statut le plus adapté à votre activité, à votre personnalité et à vos revenus. Quelles différences y a-t-il avec l'auto-entrepreneuriat et l'entreprise individuelle?






Portage salarial et auto-entrepreneuriat

Le principal avantage du portage salarial face au nouveau statut d'auto-entrepreneur réside dans le fait que le porté est salarié de l'entreprise de portage et qu'à ce titre il bénéficie de la protection sociale (retraite, chômage, formation). À l'inverse de l'auto-entrepreneur, le porté n'a pas de limite de seuil de chiffre d'affaires à ne pas dépasser. Si le salarié porté chiffre lui-même au client final le montant de sa prestation, il n'en touchera en moyenne qu'environ 50%, une fois déduites les charges patronales et salariales ainsi que les frais de gestion pris par la société de portage. Si on prend en compte le seul critère du revenu net, le statut d'auto-entrepreneur peut paraître plus avantageux puisque le chiffre d'affaires est «seulement» amputé des cotisations sociales et des achats. «Les deux statuts ne sont pas en concurrence car les salariés portés dégagent en moyenne 60.000 € de salaires annuels alors que l'auto-entrepreneur ne peut pas dépasser 32.000 € par an», estime Jean-Charles Valet, dirigeant associé de Calleo Portage et président du Sneps (Syndicat national des entreprises de portage salarial) qui regroupe une vingtaine des plus grosses sociétés de portage salarial. En qualité de salarié porté, vous pouvez également créer une activité complémentaire sous le régime de l'auto-entrepreneuriat et jongler entre les deux statuts suivant vos missions.




Portage salarial et entreprise individuel






le

L'entreprise individuelle (EI) est le statut le plus courant pour les indépendants et notamment chez les consultants. L'avantage du portage salarial sur l'EI est bien sûr le statut de salarié du porté et sa protection sociale ainsi que le fait d'être déchargé de tous les aspects administratifs. Sur le plan de la rémunération, l'EI peut en revanche être plus intéressante. L'entrepreneur individuel se rémunère en effet sur le résultat dégagé par son activité et paye les cotisations du régime des travailleurs non salariés (TNS) et l'impôt sur le revenu. Or, les cotisations sociales pour les salariés portés sont plus élevées que celles de l'entrepreneur individuel qui bénéficie d'une déductibilité de ses cotisations pour atteindre un taux réel de prélèvement de 31% contre 45% pour le régime des TNS. En revanche, l'entrepreneur individuel engage sa responsabilité personnelle, même si la Loi de modernisation de l'économie lui permet désormais de protéger ses biens immobiliers en cas de difficultés.