Les concours i-Lab et i-PhD, financés par France 2030 et opérés par Bpifrance, ont livré leur palmarès lors d'une cérémonie parisienne. Les sept projets montpelliérains relèvent tous du périmètre du Pôle universitaire d'innovation (PUI), coordonné par l'Université de Montpellier et fort de quatorze membres fondateurs. Chacun a été accompagné par au moins un acteur du territoire : l'incubateur Initium, la société d'accélération du transfert de technologies (SATT) AxLR ou le Business & Innovation Centre (BIC) de Montpellier.
Cinq lauréats i-Lab, deux lauréats i-PhD
Le volet i-Lab a retenu 69 lauréats sur 569 candidatures, dont dix grands prix. NovaSorb figure parmi ces dix. Porté par Mona Semsarilar, chercheuse à l'Institut européen des membranes (IEM), le projet développe un matériau adsorbant destiné à capter les PFAS présents dans l'eau. Il avait déjà reçu le Prix de l'innovation 2026 du PUI, catégorie chimie.
Quatre autres projets montpelliérains sont lauréats d’i-Lab. Kervalion, également issu de l’IEM, met au point des greffons osseux sur mesure fabriqués par impression 3D et utilisés en amont de la pose d’implants dentaires. Aceso Therapeutics travaille sur des thérapies inhalées contre la mucoviscidose. Aegis Bio, né de l’Institut des neurosciences de Montpellier, développe une thérapie adjuvante destinée à limiter la toxicité de certaines chimiothérapies. Enfin, Theralan, issu de l’Institut de génomique fonctionnelle, travaille sur des anticorps thérapeutiques.
Le volet i-PhD, réservé aux doctorants et jeunes docteurs, a distingué 40 projets, dont dix grands prix. Tyka Therapeutics, porté par Gaëlle Guillon à partir de travaux de l'Institut de recherche en cancérologie de Montpellier, en fait partie. Fetlab, porté par Sarah Belgaid et issu du Laboratoire d'informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier, développe des capteurs portables de détection des PFAS. Les deux sont incubés chez Initium.
Jusqu'à 600 000 euros de subvention par projet
Les 109 lauréats de l'édition 2026 se partagent une enveloppe totale de 25 millions d'euros, selon le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace. Pour le seul volet i-Lab, l'aide peut atteindre 600 000 euros par projet. Ni le communiqué du PUI ni celui du ministère ne détaillent les montants attribués projet par projet. Les lauréats i-PhD bénéficient pour leur part d'un programme d'accompagnement d'un an, destiné à préparer la création de leur société.
Deux sociétés déjà constituées
Deux des cinq lauréats i-Lab sont d'ores et déjà immatriculés.
Aceso Therapeutics, SAS inscrite au RCS de Montpellier le 13 mars 2025, a accueilli en mars 2026 la SATT AxLR à son capital, une structure qui revendique plus de 80 millions d'euros investis et 150 start-up accompagnées depuis sa création. Dirigée par son cofondateur Thomas Tran, la biotech a annoncé début septembre un accord avec Nanopharm, filiale du groupe Aptar Pharma, portant sur la formulation inhalée de son candidat ACT-101.
Kervalion, installée à Clapiers (Hérault) et fondée par Habib Belaid, a bouclé cette année un tour d'amorçage de 700 000 euros, selon CFNews.