Le plus dur est passé
# BTP # Conjoncture

Le plus dur est passé

Les entreprises du bâtiment et des travaux publics ont souffert de la crise mais n'ont pas réduit leurs effectifs.

Les entreprises du bâtiment et des travaux publics ont souffert de la crise mais n'ont pas réduit leurs effectifs. «Si notre profession a traversé une crise économique importante, la situation s'est avérée moins grave que nous n'avions craint». Jean-Paul Goubie, président de la FFB Aquitaine, ne souhaite pas tomber dans la sinistrose, malgré des indicateurs en berne pour son secteur d'activité. Au 3e trimestre 2009, 48% des entreprises girondines de bâtiment ont enregistré une baisse d'activité par rapport à la même période un an plus tôt. En moyenne, le chiffre d'affaires recule de 8,7%. Le gros oeuvre est particulièrement touché, ainsi que les entreprises de plus de 10 salariés. Les mises en chantier ont connu une forte baisse cette année. Le marché de la promotion immobilière enregistre un très fort retrait, alors que celui du marché social demeure stable. Malgré ces indicateurs décevants, «nous avons su maintenir l'emploi», souligne Jean-Paul Goubie. Les entreprises qui ont réduit leurs équipes sont aussi nombreuses que celles qui ont embauché. C'est la main-d'oeuvre intérimaire qui a fait les frais de la crise, puisque 70% des sociétés girondines de bâtiment déclaraient, en septembre, avoir diminué leur recours à l'intérim, tandis qu'aucune ne l'a augmenté.




Commandes pour 4,3 mois dans les travaux publics

Les entreprises de travaux publics d'Aquitaine ont également souffert en 2009. «L'effet du plan de relance n'est pas flagrant, estime Christian Surget, président de la FNTP d'Aquitaine. Le nombre d'appels d'offres n'augmente pas». Le chiffre d'affaires des entreprises du secteur a diminué de 8,5% entre juillet2008 et juillet2009. Les carnets de commande couraient sur 3,9mois en septembre, quand ils atteignaient 4,3 mois un an plus tôt.

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