Situé à Ungersheim dans le Haut-Rhin en lieu et place de l’éphémère Bioscope, le Parc du Petit Prince change de mains. Le groupe familial polonais Ptak, spécialisé dans l’immobilier commercial et les salons professionnels, vient d’acquérir le parc d’attractions destiné à un jeune public de moins de 14 ans.
Ouvert il y a 10 ans et employant près de 80 salariés, le parc était jusqu'alors détenu par la holding parisienne Aérophile qui indique "avoir injecté 17 millions d’euros" dans le site de 24 hectares. Un site qui regroupe une trentaine d’attractions, propriété du syndicat mixte Symbio. Le Parc du Petit Prince s’était mis en quête d’investisseurs depuis l’an dernier. Sa fréquentation avoisinait les 160 000 visiteurs par an, pour un chiffre d’affaires de 6,19 millions d’euros en 2023, en deçà des 200 000 visiteurs enregistrés avant la pandémie liée au Covid.
Premier investissement à l’étranger pour le groupe polonais Ptak
Avec cette acquisition, le groupe Ptak, initialement spécialisé dans le commerce de textile, avant de se diversifier avec l’ouverture de centres commerciaux en Pologne et la création du parc des expositions de Varsovie, réalise son premier investissement à l’étranger. Et renforce sa présence dans le secteur des loisirs après avoir inauguré, en 2021, le parc Mandoria considéré comme le plus grand parc à thème couvert d’Europe, près de Lodz au centre du pays.
Investir dans de nouvelles attractions
Le groupe polonais projette d’investir dans le développement et la modernisation du parc alsacien, en ajoutant de nouvelles attractions dont des montagnes russes. Le site conservera toutefois la thématique du personnage imaginé par Antoine de Saint-Exupéry. "Le Parc du Petit Prince est une destination unique qui combine culture, divertissement et expériences immersives. Nous apporterons notre expertise pour en faire une attraction encore plus incontournable en Europe", indique Albert Ptak, via un communiqué, qui entend dévoiler "ses plans de développement dans un avenir proche". Une nouvelle zone, dotée de 17 hectares, devrait déjà voir le jour à l'horizon 2027. "Grâce à notre expérience et à notre passion, nous voulons faire du Parc du Petit Prince un lieu encore plus reconnu qui attirera des touristes du monde entier", souligne Daniel Zieliński, le nouveau PDG d’Aéroprince SAS, du nom de la filiale d'Aérophile exploitant le parc et qui a été cédée.
Un nouveau ballon captif pour la saison 2025
La société d’investissement Opéraprince, filiale d’Aérophile, conserve néanmoins la gestion de l’hôtel trois étoiles Les Loges et du restaurant La Taverne, situés sur le site voisin de l’Écomusée d’Alsace. Spécialisée dans la réalisation de ballons captifs dont celui qui a transporté la vasque des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, Aérophile (6,64 M€ de CA en 2023 ; une quinzaine de collaborateurs) va également installer un nouveau ballon pour la saison 2025 du Parc du Petit Prince afin de permettre aux visiteurs d’observer l’Alsace à 150 mètres d’altitude.