Le nantais MTA bascule ses camions au colza français avec Oleo100
# Transport-logistique # Transition écologique

Le nantais MTA bascule ses camions au colza français avec Oleo100

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Le transporteur MTA, basé à Nantes, engage un tournant décisif dans sa stratégie bas carbone. En partenariat avec Oleo100, une filiale du groupe francilien Avril, il alimente désormais toute sa flotte régionale bretonne et nantaise au B100, un biocarburant issu à 100 % de colza cultivé en France.

Le transporteur nantais MTA passe la seconde pour le biocarurant à base de colza. — Photo : Convergence média

C’est une avancée encore assez rare dans le monde du transport routier. Le groupe nantais de logistique MTA (70 M€ de CA, 1 000 salariés) vient d’annoncer le passage de l’intégralité de sa flotte régionale au carburant B100, une énergie alternative produite par Oleo100, marque de Saipol, une filiale du groupe Avril (CA de 1,7 Md€, 500 salariés, siège à Puteaux). Pour les Messageries et transports de l’atlantique, ce virage concerne pour l’heure les agences de l’Ouest (Bretagne et Pays de la Loire) et représente une flotte dédiée de 77 véhicules, dont 44 tracteurs routiers Renault déjà en circulation.

"Ce déploiement total sur nos agences de l’Ouest s’inscrit dans notre vision long terme : proposer une offre de transport régional compétitive, durable et alignée avec les attentes environnementales de nos clients", commente Yannick Manac’h, directeur régional Bretagne/Basse-Normandie de MTA.

L’objectif annoncé est d’éviter 4 500 tonnes de CO₂ chaque année avec cette flotte convertie. MTA dit vouloir aller plus loin, en basculant à moyen terme toutes ses agences des Pays de la Loire et de Normandie vers une flotte 100 % décarbonée. L’utilisation de ce biocarburant permet à MTA de réduire immédiatement l’empreinte carbone de chaque véhicule. Produit à partir de colza cultivé en France, le B100 permet en effet de diminuer d’au moins 60 % les émissions de CO₂ comparé à l’utilisation de gasoil. Il permet aussi de réduire jusqu’à 80 % les émissions de particules fines, tout en étant compatible avec les moteurs diesel existants.

Transition énergétique et transport routier

"Nous avons fait le choix Oleo100, car c’est une solution clé en main, éprouvée, produite en France, qui nous permet de conjuguer performance économique et responsabilité environnementale", justifie Yannick Manac’h.

Avec cette opération, l’ETI nantaise ambitionne de devenir "le premier transporteur décarboné du grand Ouest", selon Jean-Marc Tison, co-directeur du groupe familial fondé en 1972, dans la ville de Couëron, près de Nantes. L’entreprise réalise 6 500 livraisons par jour, depuis ses 26 agences en France, en combinant messagerie, lots complets de marchandises ou groupage pour plusieurs clients et micro-logistique.

En couvrant déjà six départements à 100 % en B100, le groupe nantais veut démontrer qu’une transition énergétique concrète est possible dans le transport régional. Le modèle pourrait faire école alors que les donneurs d’ordre exigent désormais des engagements RSE fermes dans la chaîne logistique.

Nantes Paris # Transport-logistique # Transition écologique # RSE # ETI