Nouvelle croissance externe pour JVD. La PME (130 salariés, 36 M€ de CA), qui conçoit et fabrique des équipements professionnels d’hygiène (sèche-mains, distributeurs de savon…) dans son usine de Rezé près de Nantes, vient de finaliser le rachat d’Hygitec. Basée à Aix-les-Bains en Savoie, cette entreprise (12 salariés, plus de 2 M€ de CA) conçoit et produit des armoires de séchage et de désinfection des équipements de protection individuelle (EPI), bottes, gants, chaussures…, en particulier pour l’industrie agroalimentaire.
Désinfection des vêtements professionnels
Cette opération fait suite à l’acquisition en 2024 de la société vendéenne Novven, qui développe et fabrique des armoires séchantes, désinfectantes et décontaminantes. Elle permet à JVD de consolider son positionnement sur le marché des solutions de séchage et de désinfection des vêtements professionnels et des EPI.
"Cette acquisition marque une nouvelle étape dans le développement de JVD. En intégrant Hygitec, nous challengeons notre capacité à proposer des solutions complètes répondant aux besoins des professionnels exposés à des polluants et des risques d’infection ou de contamination. Ensemble, nous allons continuer à innover pour améliorer la sécurité et le confort au travail", déclare Thierry Launois, PDG de JVD.
Diversification
L’arrivée d’Hygitec, qui rejoint Novven, au sein d’un pôle "Protection" récemment constitué, vient compléter l’offre de JVD. Originellement centrée sur les mains, le lavage et le séchage, celle-ci intègre désormais une gamme complète de solutions de séchage et d’entretien sur le marché dynamique des EPI. "Les EPI deviennent de plus en plus techniques, de plus en plus chers, de plus en plus partagés. Il était donc important qu’un groupe comme JVD apporte une gamme complète de produits innovants pour en assurer la bonne longévité, les bonnes performances, et les conditions saines de leur partage", commente Thierry Launois. Cette diversification doit permettre à JVD de cibler de nouveaux marchés. Outre la protection civile (casernes de pompiers…), la PME nantaise peut désormais cibler l’industrie agroalimentaire, la cosmétique et, plus généralement toutes les activités exposées à des contaminations en apportant des réponses autres que chimiques.
Production locale et internationalisation
À la différence de Novven dont la production avait été transférée au sein de l’usine nantaise de JVD, Hygitec, devenu Hygitec by JVD, conservera ses locaux et son organisation actuelle en Savoie. Elle bénéficiera, en revanche du réseau commercial et des filiales à l’étranger de JVD, présent notamment en Espagne, au Mexique et à Singapour, pour accélérer son développement à l’international. JVD affiche ainsi ambition de devenir "la référence mondiale des solutions de désinfection des EPI", une offre de service encore émergente sur le marché de l’hygiène.
JVD devrait également intégrer une offre reconditionnée dans les activités de sa nouvelle société. Pour mémoire, le groupe nantais reconditionne depuis peu ses sèche-mains. Une fois récupérés, ces produits sont testés et remis en état dans les locaux de l’entreprise, puis vendus à prix réduit. L’entreprise souhaite à terme élargir ce reconditionnement à l’ensemble de ses produits.