Le modèle des Scop a le vent en poupe

Le modèle des Scop a le vent en poupe

Depuis quelques années, le modèle coopératif des Scop a le vent en poupe.

Nés au XIXe siècle, les principes qui fondent les coopératives sont remis au goût du jour par la crise que traverse le capitalisme financier: mutualisation des moyens, fonctionnement démocratique, accession à la responsabilité et à l'initiative économique... Un engouement qui s'est traduit par une augmentation de 23% du nombre des Scop en cinq ans pour atteindre 1.893 Scop employantprès de 40.000 salariés en 2008. Mais cette belle utopie résiste-t-elle à la réalité de l'économie de marché? «Contrairement aux idées reçues, les Scop ne connaissent pas une mortalité supérieure aux entreprises classiques, bien au contraire! Le taux de défaillance des Scop est un peu inférieur à la moyenne nationale de PME-PMI avec un taux de 1,7% contre 1,9%», pointe Pascal Trideau, directeur général de la Confédération générale des Scop, qui prévient toutefois «qu'une Scop n'est pas une formule miracle pour résoudre une situation conflictuelle avec l'ancien patron. C'est une entreprise comme les autres qui a besoin d'une équipe soudée autour d'un leader, d'un marché et d'un savoir-faire pour fonctionner».




Salariés-associés majoritaires

Concrètement, il s'agit d'une forme un peu particulière de SA ou de SARL car soumise au respect de principes coopératifs. Les salariés doivent être associés majoritaires (posséder 51% du capital de l'entreprise) et se trouvent ainsi responsabilisés notamment quant à l'utilisation des bénéfices et au partage des risques; les résultats positifs sont destinés en premier chef aux salariés et à la consolidation de la Scop, les réserves ne sont pas distribuables, les votes en assemblée générale ne sont pas pondérés. Le troisième avantage pour les salariés à présent associés est la diversification et l'augmentation de leurs sources de revenus proportionnellement aux performances de l'entreprise, lesquelles devraient en principe être boostées par la diminution des conflits salariés/patronat.