À Albi (Tarn), face à la cité épiscopale, l’hôtel Mercure Albi Bastides a changé de braquet pour la saison estivale et, pour l’occasion, a également changé de nom : il s’appelle désormais l’hôtel Mercure Rives du Tarn (CA 2024 : 2,1 M€, 19 collaborateurs). Installé depuis 1987 dans l’un des deux bâtiments de l’ancienne friche industrielle des Moulins albigeois (ex-usine de pâtes alimentaires), le Mercure a racheté le deuxième bâtiment du site, mitoyen, laissé vacant par le Conseil départemental. Ainsi, l’établissement ajoute 1 200 m2 de locaux aux 2 100 m2 existant. Cette réhabilitation a demandé 14 mois de travaux pour 3,1 millions d’euros d’investissements (hors rachat immobilier), dont 300 000 € d'aides de la Région et de l'UE via le fonds Feader. La partie existante a poursuivi son activité pendant cette période.
Des espaces communs en plus
"Nous sommes passés de 56 à 68 chambres", détaille Renaud Jeanne, le directeur, associé, franchisé Mercure. Les nouvelles chambres jouent dans la cour des grands avec deux suites de plus de 40 m2, tandis que la plupart des chambres de l’hôtel sont de taille modeste, limitées par la structure de ce bâtiment classé.
Depuis l’ouverture en juin du site désormais agrandi, l’extension apporte surtout deux activités supplémentaires, en complément de l’hébergement : "Auparavant, nous avions peu d’espaces communs. Désormais, nous avons créé un bar. C’est aussi une façon de nous ouvrir à la population locale."
60 % de la clientèle est professionnelle
Ce bar dispose d’espaces de coworking. Le Mercure met clairement l’accent sur le B to B, qui constitue déjà 60 % de la clientèle. Un volet important de cette rénovation a ainsi consisté à aménager un espace Business privatisable de 300 m2, avec salle de réception et de conférences.
"Les entreprises qui organisent des séminaires sont soucieuses de notre impact carbone sur leur propre résultat."
Pour attirer les groupes privés, Renaud Jeanne entend mettre en avant la démarche écoresponsable La Clef Verte engagée par son établissement. "Les entreprises qui organisent des séminaires sont soucieuses de notre impact carbone sur leur propre résultat", décrit le manager. Parmi les actions mises en œuvre, le Mercure Rives du Tarn recycle ses eaux grises, adapte ses menus, n’emploie pas de plastiques à usage unique et replante des haies comme compensation carbone.
Fort de cette dynamique, Renaud Jeanne table sur une montée en puissance du chiffre d’affaires de l’ordre de 20 % par an au cours des prochaines saisons. Il vient de recruter trois personnes supplémentaires.