L’information est passée quelque peu inaperçue et pourtant elle est loin d’être anodine ! Au mois de septembre dernier, le groupe Newrest, dirigé par le charismatique président du Toulouse Football Club Olivier Sadran, est entré au capital de la société de restauration collective Coralys.
Une prise de participation à hauteur de 34,4 % dans le groupe lyonnais, qui devrait permettre au spécialiste mondial du catering multi-secteurs (28.000 salariés ; 954,9M€ de CA) de s’imposer comme « un acteur dynamique du marché de la restauration collective en France », indique un communiqué commun aux deux entités. « Cette entrée au capital s’est faite pour accentuer et sécuriser le développement de Coralys. Olivier Sadran n’avait pas de société de restauration collective en France. Son groupe est positionné sur la restauration ferroviaire, les aéroports et sur la restauration collective à l’étranger… Mais pas en France », explique de son côté Nicolas Dutilleul, P-dg de Coralys.
Nouveaux marchés
Pour Newrest, cette prise de participation s’inscrit dans la continuité de la stratégie mise en place par Olivier Sadran avec le rachat en avril de la société parisienne Apetito. Pour Coralys, l’arrivée d’un puissant actionnaire devrait permettre au groupe de poursuivre son développement national en s’ouvrant de nouveaux marchés. « L’arrivée au capital du groupe d’Olivier Sadran va nous permettre d’aller vers des marchés auxquelles nous n’avions pas accès comme les gros sièges sociaux, les prisons, les hôpitaux ou encore les grosses villes. Nous allons aller partout et dans toute la France », insiste Nicolas Dutilleul. Partout certes, mais sous quel nom et avec quel actionnaire majoritaire ?
Sadran majoritaire au 2 janvier ?
Une question qui mérite d’être posée dans la mesure où, selon nos informations, le groupe d’Olivier Sadran pourrait accentuer sa prise de participation au sein de Coralys dans les prochaines semaines. Une prise de participation majoritaire au 2 janvier serait même déjà actée par les deux parties. « Pour l’instant ce n’est pas d’actualité. Nous restons sur les 34,4 % actuels », nous a cependant affirmé Nicolas Dutilleul, qui ne semble toutefois par fermer la porte définitivement à cette hypothèse. « Quand vous entrez au capital d’une société, si tout se passe bien, si l’on s’entend bien et que l’on se développe bien ensemble, on peut très bien continuer », nous a-t-il lâché. Selon nos informations, un échange de parts entre les deux groupes serait même envisagé.