Opérant dans la fabrication de systèmes de protection contre la foudre et les surtensions, le parisien Citel annonce devenir participant au UL (Underwriters Laboratories) Client Test Data Program. Cette participation atteste de la capacité du site à produire des données d’essais conformes à différentes normes, et lui permet de certifier lui-même ses solutions commercialisées aux États-Unis, sous délégation UL.
Citel (500 employés) possède trois sites de production et de test, à Shanghai, Miami et Reims. "Le site de Shanghai est certifié IECEE, qui correspond aux normes internationales en électricité, sauf pour les États-Unis. À Reims, la certification UL est conforme aux normes américaines : l’idée était d’avoir une complémentarité", explique Christophe Nicodème, responsable du laboratoire de Reims. Les produits de Citel étant réglés avec des tensions particulières, ces derniers doivent être adaptés en tenant compte du fonctionnement des réseaux.
Un an de travail
Pour obtenir la certification, le laboratoire Citel de Reims a commencé à œuvrer en juillet 2024. "Des auditeurs de l’UL sont venus sur site régulièrement. En plus de cela, nous avons fait plus de 140 heures de visioconférence, avec la réalisation tests en direct, pour valider la partie technique", se souvient Christophe Nicodème. Puis, un audit final a eu lieu fin février 2025, pour valider les questions organisationnelles.
"L’obtention de cette certification nous a permis de monter en compétences et d’acquérir de nouveaux savoirs", lance le directeur du site. Pendant un an, l’entreprise a dû mettre en place des processus de formation de son personnel, ou encore d’adaptation de ses bandes de test. L’investissement engagé pour adapter le site n’est pas communiqué par l’entreprise.
Simplifier les processus
"C’est un levier important pour gagner en agilité dans nos développements et mieux répondre aux besoins de nos clients", poursuit le directeur de site. Le groupe Citel commercialise près de 85 % de ses produits en dehors de la France. "Nous vendions déjà aux États-Unis, mais nous étions dans l’obligation de passer par l’UL pour faire tester nos produits : il fallait envoyer des éléments sur leur site aux États-Unis pour les faire certifier", précise Christophe Nicodème. Désormais, une partie des tests sont réalisés directement à Reims.
La certification "marque également un gain stratégique en réactivité, permettant de raccourcir significativement les délais de mise sur le marché des nouveaux produits", complètent dans un communiqué les équipes de Citel.
Si l’objectif est "l’augmentation du marché aux États-Unis", l’entreprise accuse simultanément "une grosse demande dans le monde entier. Nos dispositifs deviennent obligatoires dans certains pays, notamment pour les bâtiments publics : le marché est en constante évolution", mesure Christophe Nicodème. Par la suite, le laboratoire Citel de Reims espère encore augmenter le nombre de tests réalisables sur le site.