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Le groupe Cochez prend un nouveau cap et s’internationalise
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Le groupe Cochez prend un nouveau cap et s’internationalise

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Le groupe Cochez annonce un virage dans sa stratégie et son périmètre : l’industriel lève le pied sur la reprise d’entreprises françaises en difficulté, qui faisait pourtant sa marque de fabrique, et se prépare à mettre le pied à l’étranger.

Pascal Cochez, dirigeant du groupe Cochez, va prendre en main l’internationalisation du groupe. Son frère Jérémie prend la direction des activités en France — Photo : Marie Boullenger

Le groupe industriel valenciennois Cochez (400 salariés, 60 M€ de CA), fondé par Pascal Cochez en 2004, revoit sa stratégie et réorganise sa direction. Jérémie Cochez, le frère du fondateur, présent depuis "onze ans" à ses côtés, prend la direction des activités du groupe en France. Ses missions, telles qu’annoncées dans un communiqué, marquent un changement de cap pour le groupe. Cochez se démarquait jusque-là par une politique très volontariste en matière de sauvegarde du patrimoine industriel régional voire français, en rachetant des entreprises en difficulté : Petit Pierre en 2018, les dentelliers Noyon et Desseilles en 2019, puis Boot & Cosetex et Darquer & Méry, en 2020. Une stratégie ardue, qui a donné au groupe de belles opportunités de croissance mais s’est aussi soldée par des revers : Desseilles a été liquidé en 2023, comme l’alsacien Caddie, repris en 2022 et liquidé en 2024. L’ensemble des filiales constitue désormais un vaste groupe dont les activités vont des services industriels à la construction, en passant par l’industrie textile.

Priorité à la croissance organique

Désormais, le développement du groupe, qui a réalisé en 2024 son meilleur exercice, passera par la priorité donnée "à la croissance organique des sociétés existantes". Elles seront notamment, rendues plus solides face "à toutes les formes de risques externes qui pèsent sur toutes les entreprises dans le monde actuel". En parallèle, le groupe annonce sa volonté de cesser "l’activité " retournement " consistant à reprendre des sociétés en difficulté", invoquant des conditions "sociales, économiques, juridiques et mêmes politiques" qui ne sont "plus favorables depuis plusieurs années".

Développement à l’international

De son côté, Pascal Cochez se donne pour mission de développer le groupe à l’étranger, à partir d’une nouvelle holding implantée à Tournai, en Belgique. Elle regroupera de "futures filiales étrangères qui évolueront dans le domaine de la gestion et du développement de sites industriels sur le plan de l’aménagement immobilier et des services à l’industrie", décrit le communiqué, qui annonce des investissements à venir.

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