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Le groupe BMG refinance son emprunt obligataire pour plus de visibilité
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Le groupe BMG refinance son emprunt obligataire pour plus de visibilité

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La foncière angevine BMG a conclu un financement ESG (environnement, social et gouvernance) de 70 millions d’euros, qui lui permet de refinancer un emprunt obligataire de plus de 45 millions d’euros et de disposer d’une visibilité à très long terme.

Nicolas Ramé est directeur général foncière familiale BMG, basée à Chambellay — Photo : William Beaucardet

Le groupe BMG, foncière familiale angevine dirigée par Nicolas et Louis Ramé, avait souscrit fin 2019 un emprunt obligataire de 45,3 millions d’euros. Il a récemment conclu un financement ESG (pour environnement, social et gouvernance) de 70 millions d’euros sur 12 ans qui lui permet de se libérer d’une grande partie de cet emprunt qui arrivait à échéance en fin d’année. "C’est un signal fort pour nos partenaires financiers et futurs partenaires, explique Nicolas Ramé, directeur général du groupe BMG, et cela montre que dans un contexte financier difficile pour l’immobilier, nous sommes repartis sur une durée de 12 ans et nous n’avons pas de mur de dette, avec une visibilité sur le très long terme."

Modèle anglo-saxon

Concrètement, le groupe BMG (près de 100 M€ de CA), qui exploite environ 870 000 m2 de surfaces professionnelles dans toute la France (un tiers de bureaux, un tiers d’entrepôts et un tiers de locaux d’activité), a choisi la mise en place d’une fiducie-sûreté, auprès d’un consortium d’acteurs financiers (Bpifrance, Banque Populaire et Caisse d’Épargne et de Prévoyance Bourgogne-Franche-Comté, Caisse d’Épargne et de Prévoyance Grand Est Europe et La Banque Postale Leasing & Facturing). Cela permet de refinancer une partie de la dette obligataire et d’accélérer les engagements RSE, en développant un patrimoine immobilier plus économe en énergie et plus respectueux de l’environnement. "La fiducie est plutôt un modèle anglo-saxon, précise Nicolas Ramé, où l’acteur financier prend en garantie les parts de la société. Nous l’avons choisi car nous avons racheté en 2022 nos actionnaires minoritaires et que le groupe était constitué de beaucoup de sociétés et de structures. Cela permet de mettre un terme à cette réorganisation juridique et d’avoir un organigramme plus clair."

Activité industrielle

Basé à Chambellay (Maine-et-Loire) où il emploie 40 collaborateurs, soit la moitié de son effectif, le groupe BMG s’était diversifié en 2023 avec l’acquisition de la société CIR Préfa, en Lot-et-Garonne, spécialisée dans la conception et de la réalisation de bâtiments en béton dans le Sud-Ouest, avec 150 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros. "Je crois beaucoup à l’intégration et à l’adossement d’une entreprise industrielle à une foncière, dans un secteur de l’immobilier ou l’activité est très cloisonnée", précise Nicolas Ramé. CIR Préfa travaille pour le groupe angevin à hauteur de 15 à 20 % de son chiffre d’affaires et pour deux grands marchés : la fabrication et la pose d’éléments de gros œuvre, principalement dans le Sud-Ouest, et la fourniture pour des entreprises de gros œuvre dans toute la France.

Plusieurs projets en France

BGM développe également une offre de coworking, avec son concept B’CoWorker. Trois nouveaux espaces ont ouvert cet été à Bruz (Ille-et-Vilaine), Nantes (Loire-Atlantique) et Angers, portant à 21 le nombre de centres dans toute la France. Le groupe, qui achève à Angers la réhabilitation totale de l’immeuble Trigone, le plus important de son parc avec 18 000 m2 de bureau, poursuit parallèlement plusieurs projets immobiliers dans toute la France, comme dans l’agglomération bordelaise, à Nancy ou encore à Marseille.

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