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Le groupe Beyer renforce sa présence en Alsace du nord
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Le groupe Beyer renforce sa présence en Alsace du nord

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Opérant dans une quinzaine de métiers du bâtiment, le groupe alsacien Beyer vient de construire de nouveaux locaux pour sa filiale Beyer Énergies à Betschdorf (Bas-Rhin). Résultat d’un investissement de 1,50 million d’euros qui permet également à l’entreprise familiale d’augmenter ses capacités de stockage afin de consolider son développement en Alsace du nord.

Le groupe Beyer se dote d’un nouveau site pour sa filiale Beyer Énergies à Betschdorf — Photo : Magellan Communication

Le groupe familial Beyer vient d’investir 1,5 million d’euros dans la construction d’un nouveau bâtiment à Betschdorf (Bas-Rhin) pour sa filiale Beyer Énergies. Outre 300 m2 de bureaux, le site comprend également deux halls de stockage, d’une surface totale de 900 m2. Cet aménagement doit contribuer à l’expansion de l’entreprise qui a réalisé 37 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, dans le nord de l’Alsace.

D’autant que le groupe Beyer, implanté à Brumath au nord de Strasbourg, conduit actuellement une rénovation complète de ses locaux dans l’optique d’offrir de meilleures conditions de travail à l’ensemble de ses 260 collaborateurs répartis au sein de ses huit filiales. À Betschdorf, Beyer Énergies était jusque-là situé au rez-de-chaussée d’un petit immeuble composé d’habitations où se trouvait l’ancien siège de SCE Strohm. Une PME spécialisée dans les installations de chauffage que le groupe de BTP avait rachetée en 2012.

Refonte de l’identité du groupe

Également présent sur les communes bas-rhinoises d’Entzheim, pour ses filiales étanchéité, photovoltaïque et sanitaire, ainsi qu’à Dachstein pour son activité assainissement, Beyer achève ainsi une refonte de son identité, après plusieurs opérations de croissances externes commencées au début du siècle, représenté par un logo plus moderne et un nouveau management. La signature de Stéphanie Lévêque, PDG du groupe, qui a repris les rênes de l’entreprise familiale en 2019 en acquérant la totalité des parts, six ans après en avoir été la directrice générale.

"Même si elles sont détenues par la même holding, chacune de nos filiales possède son propre numéro de SIRET", indique la jeune dirigeante. "Ce qui est intéressant dans ce fonctionnement, c’est que la holding détient tous les services supports dédiés à l’ensemble des filiales (comptabilité, ressources humaines, communication…) Chaque entité conserve ainsi son indépendance en bénéficiant de la force d’un groupe", poursuit-elle.

Administratrice au sein du GESEC

Stéphanie Lévêque, P.-D.G. du groupe familial Beyer — Photo : Caroline Gasch

Également titulaire d’un mandat d’administratrice au sein du GESEC (groupement d’entreprises spécialisées dans le chauffage, la ventilation et la climatisation qui rassemble près de 400 PME indépendantes en France), au point de constituer "une source d’inspiration" pour la gestion de son groupe notamment face aux multinationales du BTP, elle milite pour "l’agilité" de ses filiales. "La taille optimale, c’est 5 millions d’euros de chiffre d’affaires et 35 collaborateurs, pas plus. Cela leur permet de rester agiles, les directeurs sont au courant de tout ce qu’il se passe. Nous ne sommes pas un groupe où les salariés sont noyés dans la masse, ils sont au contact de la direction et, du coup, les infos remontent plus vite", détaille Stéphanie Lévêque.

"J’en viens à me dire que les croissances externes, c’est beaucoup de soucis pour pas grand-chose."Stéphanie Lévêque, PDG du groupe Beyer

Cette stratégie mêlant plusieurs entités de taille humaine correspond aux valeurs de la PDG du groupe Beyer en plus d'"un gage de rentabilité". En 2020, elle créait la filiale Beyer Home Services qui s’apparente à la locomotive du groupe. "En l’espace de trois ans, elle est devenue la meilleure entreprise du groupe en termes de rentabilité alors qu’on a tout créé de A à Z. D’autres ont mis beaucoup plus de temps avant de devenir rentables jusqu’à ce qu’on trouve la bonne recette. J’en viens à me dire que la croissance externe, c’est beaucoup de soucis pour pas grand-chose".

Aujourd’hui, la dirigeante n’ambitionne rien d’autre que la consolidation des activités de son groupe sur sa terre natale via une croissance organique. "Je ne veux pas qu’on devienne les plus gros en termes de chiffre d’affaires mais les meilleurs et les plus performants sur nos pôles de métiers".

Résolument ancrée sur le territoire du Bas-Rhin, elle rappelle, non sans malice, que la standardiste du groupe Beyer, fondé par son grand-père en 1948, continue d’échanger en dialecte alsacien avec la plupart des clients.

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