Créée en 1973, Samex, pour Société application matériel pour extrusion, ouvre une nouvelle page de son histoire. L’entreprise de Saint-Vincent-des-Prés, en Sarthe, a été reprise en juillet 2025 par deux de ses cadres, Nastasia Lelièvre, et Mickaël Bigé, respectivement en charge des finances-ressources humaines et de la partie production et achats. Ils ont été accompagnés dans la transmission par l’ancien dirigeant Jean-Michel Parellada, jusqu’en fin 2025. Le nouveau duo à la tête de la PME de 16 collaborateurs souhaite renforcer certains marchés et orienter encore plus l’entreprise spécialiste de l’extrusion de maille plastique vers l’international.
Trois marchés distincts
Pour 85 à 90 % de son activité, Samex travaille en direction du secteur des travaux publics, avec la fabrication de filets et grillages en maille plastique qui sont installés lors de travaux sur la voie publique, comme pour avertir de la présence de réseaux enterrés. Via des distributeurs, grandes enseignes de vente de matériaux la PME sarthoise adresse une clientèle professionnelle en France et en Europe, l’export représentant 20 à 25 % de son chiffre d’affaires. "Nous travaillons également pour 10 à 15 % pour l’agriculture, via des grossistes ou des coopératives, avec la fabrication de manchons de protection pour les vignes ou les arbres fruitiers, indique Mickaël Bigé, codirigeant de Samex, et pour des industriels, plus généralement en direct, avec des films de conditionnement ou d’emballage." Depuis quelques années, l’activité de Samex a connu une légère baisse, certains marchés étant à la peine, comme le secteur agricole. En 2024, l’entreprise a atteint 2,6 millions de chiffre d’affaires, elle qui dépassait les 3 millions d’euros avant le coup d’arrêt du Covid-19.
Consolider et diversifier
Mais les deux nouveaux dirigeants entendent bien relancer la dynamique de l’entreprise. " Nous sommes très complémentaires, ajoute Mickaël Bigé, et nous avons repris poste pour poste la partie commerciale grands comptes dont avait la charge l’ancien dirigeant, avec l’appui d’un commercial sédentaire. Désormais, nous souhaitons stabiliser l’équipe en place, consolider la base clients et nous diversifier éventuellement avec d’autres produits pour aller vers de nouveaux débouchés et pérenniser le chiffre d’affaires autour de 3 à 4 millions d’euros." Pour cela, la PME envisage entre autres de se renforcer sur le marché européen, où elle est présente essentiellement dans le secteur des travaux publics, dans les pays limitrophes et en Scandinavie. " Nous voulons élargir à de nouveaux pays, toujours en Europe et via des distributeurs." Autre objectif pour la PME qui veut aussi investir à court terme dans les conditions de travail des collaborateurs : élargir sa gamme de proposition. " Nous sommes bien équipés pour absorber plus d’activité, précise Mickaël Bigé, mais nous envisageons d’acquérir une autre technologie à une échéance de 5 à 10 ans. Nous la développerons en interne ou par croissance externe et ce sera dans ce que nous savons faire, l’extrusion de maille, mais pour d’autres applications. "