Moins d’argent, mais plus distillé. C’est ce qui pourrait être retenu du bilan 2025 de Bpifrance Pays de la Loire (141 personnes). La banque publique, bras armé de l’État pour l’aide financière aux entreprises, a injecté 1,2 milliard d’euros dans les entreprises des Pays de la Loire en 2025. À titre de comparaison, l’enveloppe était de 1,5 puis 1,3 milliard d’euros en 2023 et 2024. L’effet se ressent aussi sur l’effet levier que Bpifrance peut générer. Il aura été de 2,7 milliards d’euros en 2025, contre 3 milliards en 2024. Si le budget global est en baisse, les entreprises aidées sont à l’inverse toujours plus nombreuses. Elles ont été au total 4 784 (+ 7 % vs 2024) à être soutenues par Bpifrance. "La baisse du montant s’explique en 2025 par un moins grand nombre de gros projets stratégiques", appuie Jean-Charles Perrette, directeur de Bpifrance Pays de la Loire depuis septembre dernier.
L’industrie, indéboulonnable fer de lance de la région
Environ 50 % des investissements de Bpifrance Pays de la Loire sont fléchés vers l’industrie, même si celle-ci ne représente que 30 % des entreprises soutenues. "L’industrie est un secteur qui demande beaucoup de fonds. Nous intervenons pour financer des investissements, aider à l’innovation, ou encore accompagner à l’export les entreprises", explique Jean-Charles Perrette.
La banque publique souhaite aussi se poser en chaînon manquant pour les PME qui veulent se lancer dans le secteur de la défense. "Les projets stratégiques sont déjà là, et se déploient au sein des grands groupes. Nous avons mis en place un accélérateur, pour conseiller les PME et préparer celles qui veulent se diversifier vers la défense", appuie Jean-Charles Perrette.
"Malgré les discours et les tendances de marché plutôt négatives, nous n'avons jamais eu autant de projets déposés dans la région"
Un budget en hausse pour la deeptech
À rebours de la tendance générale, Bpifrance a consacré une enveloppe plus importante aux innovations deeptech en 2025 (Bourse French Tech Emergence, Aides au Développement Deeptech, Bourse French tech Lab), avec 31 millions d’euros, contre 27 millions d’euros l’année précédente. "Cette croissance est significative, dans un contexte de restriction budgétaire qui nous impose d’être plus sélectifs sur les projets innovants. Nous regardons de près les innovations en santé, dans la défense, et la transition écologique, car les enjeux sont centraux", poursuit le directeur régional, qui mise en 2026 sur un accompagnement plutôt stable. "Malgré les discours et les tendances de marché plutôt négatives, nous n’avons jamais eu autant de projets déposés dans la région".