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Le fabricant de buggys Oxobike doit trouver un partenaire en urgence
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Le fabricant de buggys Oxobike doit trouver un partenaire en urgence

Bernard Gabion est contraint d'interrompre la production de ses buggys en raison de l'entrée en vigueur de la norme EURO 4. Il doit trouver, en urgence, un partenaire industriel.

« L'homologation d'un véhicule coûte 70 000 euros en France. Même en la faisant réaliser en Chine, le coût serait d'environ 40 000 euros par type de véhicule. J'ai l'Oxocity 800, l'Oxoride 900, l'Oxospyder 800, l'Oxotrack 800 etc. C'est mission impossible pour nous». Bernard Gabion est déçu.
Ses rêves de développement de sa gamme de buggys pourraient bien tourner court. Le patron de Galaxie Motos, à Villars, a lancé la marque Oxobike en 2005, une marque dédiée aux véhicules de loisirs. D'abord simple importateur, il a finalement monté sa propre usine en Chine, Ningbo Harrison Véhicule Company limited, puis a investi (montant NC) dans une ligne d'assemblage sur l'ex-site Samro à Balbigny, dans un espace de 4 500 m². Il a alors embauché quatre personnes. Son objectif : rapatrier en France, le montage de son oxospider destiné au marché européen, un véhicule modulable, capable de passer du buggy à la voiturette de sport. Il espérait alors réaliser un chiffre d'affaires de quatre millions d'euros avec une trentaine de salariés.

Véhicules invendables

Après deux années difficiles, en raison de « retards dans la mise au point du véhicule », cette ligne est aujourd'hui à l'arrêt, les locaux de Balbigny désertés. L'usine chinoise a dû trouver d'autres débouchés avec notamment la fabrication de cabines de charriots élévateurs (CA 2016 : 1 million d'euros ; 20 salariés). En cause : le changement de normes européennes. « Nos véhicules étaient jusqu'ici assujettis à la norme EURO3, nous avions fait toutes les homologations il y a deux ans. Depuis le 1er janvier, nous devons avoir la certification EURO4. Pour un petit constructeur comme nous, cette évolution est beaucoup trop coûteuse. Les exigences sont aussi trop élevées. Même les plus gros sont obligés de tricher... ». Les véhicules de Bernard Gabion sont donc désormais invendables en Europe. « Heureusement que j'ai fait immatriculer en décembre tout mon stock, sinon il était perdu ! ». Avec son associé isérois, Valloire Management, il ne baisse néanmoins pas les bras. Et pense avoir trouvé une porte de sortie : « Nous devons trouver un partenaire industriel, en France si possible, pour électrifier toute notre gamme. Les véhicules électriques ne sont pas soumis aux mêmes contraintes. Ce serait un investissement, mais durable car les normes sont moins changeantes »

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