Créé en 1821 par le roi Louis-Philippe Ier et sa sœur Adélaïde d’Orléans pour en faire un lieu de villégiature familial en Auvergne, le domaine royal de Randan va bénéficier d’une nouvelle tranche de travaux de réhabilitation. Un chantier d’envergure de 10 millions d’euros annoncé fin septembre et financé par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, propriétaire du site depuis 2003. Cet investissement est programmé sur cinq à sept ans et devrait démarrer en 2027.
Une première tranche à 5 millions d’euros
Sur ce domaine, situé au nord de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, l'investissement prévoit la restauration de l’Orangerie et des serres ou encore la réouverture de la terrasse des cuisines, avec la création d’une passerelle panoramique. Mais avant cela, d’autres travaux démarrent tout juste en cette fin d’année afin de remodeler les abords du château et les jardins en terrasse aujourd’hui dégradés. Cela permettra aussi de restaurer la grille de la cour d’honneur. Cette première tranche se chiffre à 5 millions d’euros.
En lançant ces travaux, la Région affiche une ambition claire : hisser le château parmi les plus grands pôles culturels et touristiques d’Auvergne. "Nous voulons répondre à la fois au développement touristique, patrimonial et économique du site. C’est une pépite, un bijou qui n’a pas été assez mis en valeur", souligne Sophie Rotkopf, vice-présidente déléguée à la culture et au patrimoine à la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Le site, qui compte 5 000 objets mobiliers et une collection unique de 460 animaux naturalisés, accueille aujourd’hui 20 000 visiteurs par an. L’objectif est de doubler cette fréquentation d’ici 2032.
Classé monument historique
Classé monument historique depuis 2001 et labellisé "Jardin remarquable", le domaine, aux 8 000 m² de bâtiments, a déjà bénéficié d’une restauration de 15 millions d’euros sur 20 ans. Cela a concerné les dépendances, les ateliers, les grands communs, les cuisines et la chapelle. "Nous avons surtout cristallisé la ruine, c’est-à-dire que nous avons stoppé sa dégradation sans reconstruire. Nous avons figé le domaine dans l’état où il était après l’incendie qu’il a subi en 1925. Il reste des parties manquantes", détaille Sophie Rotkopf. Le site, qui emploie six personnes à l’année et six personnes supplémentaires en été, affiche un budget annuel de fonctionnement de 300 000 euros.