Pascal Harel et Sébastien Dumur voulaient être entrepreneurs. Experts en gazon synthétique, ils ont eu l'idée de proposer ce produit aux particuliers, en intérieur ou extérieur, et de le proposer comme un élément d'aménagement ou de décoration.
Le projet Sol'n Style, leur société a été créée fin mars. «Nous sommes allés frapper à toutes les portes des réseaux. Ceux-ci nous ont bien aidés.Au total, notre projet d'entreprise nécessite un investissement qui oscillera entre 200 et 250.000euros.» Ils ont déjà mobilisé 100.000euros pour le lancement de Sol'n Style.
Les développements Le duo va s'appuyer sur son propre laboratoire de R & D. «Il va nous permettre d'optimiser les qualités de nos sols.» Ils proposent également un service d'entretien et de rénovation. «Nous nous sommes rendus compte que les terrains synthétiques installés n'étaient pas entretenus. Or, même si l'entretien est minime, il faut le faire.» Pour cette opération d'entretien, ils ont acquis une machine spécifique qui permet de redonner du temps de vie et de jeux sur des terrains usagers. Aujourd'hui, la durée moyenne d'utilisation d'un terrain oscille entre douze et quinze ans. Les créateurs ont aussi mis de la couleur dans leur gazon. Fini l'hégémonie verte! Des marrons, bleus, violets, oranges et autres arrivent dans les catalogues.
Les débuts «On avait sous-estimé la mauvaise connaissance du gazon synthétique dans notre région. Le Sud a une avance de dix ans.» Le duo n'est pas inquiet, l'arrivée du gazon comme élément décoratif est un atout. «Les demandes augmentent du côté des collectivités pour les terrains de sports.»
Les projets Ils ont le souhait de monter un réseau d'experts avec des paysagistes, constructeurs de piscines, de spas pour proposer une offre globale. Outre le recrutement de quatre à cinq personnes pour la pose et l'entretien des gazons, ils envisagent d'ouvrir à l'avenir une seconde agence en nom propre et de franchiser le concept en France. D'ici là, le procédé de recyclage qu'ils peaufinent sera achevé. Pour cela, ils projettent d'investir dans une machine dédiée. Ils seraient alors les seuls en France à proposer ce service.
Ségolène Mahias