Le contrat a été officiellement signé en août 2024. Il acte l’acquisition du cabinet de courtage en assurances et d’actuariat parisien ACNBC (2 salariés, 650 000 € de CA), par la PME Servyr (80 collaborateurs, 11 M€ de CA). Basée à Reims et positionnée sur le marché du courtage en assurances pour les PME et les ETI, l’entreprise est une filiale du groupe rémois Audéo (550 salariés, 46,6 M€ de CA), lui-même spécialiste en assurances et en gestion des risques. Servyr possède également des bureaux à Paris, Lille et Tours et compte un portefeuille de 2000 entreprises, dont 200 clients à l’étranger.
Renforcer le secteur protection sociale de Servyr
"Nous connaissions déjà ACNBC depuis quelques années", commence Quentin Renard, le directeur général de l’entreprise, par ailleurs président d'Audéo et arrière-petit-fils du fondateur de Servyr, George Renard. Au 2e trimestre 2024, les deux entreprises entament les discussions. "Servyr est spécialisée dans les domaines des risques d’entreprises, de la protection sociale et de l’assurance des postes clients. ACNBC est, elle, experte de l’assurance de personnes, avec des compétences dans les domaines de la santé, de la prévoyance et de l’épargne salariale : cette acquisition va nous permettre de nous muscler sur la protection sociale", poursuit-il.
Servyr renforce également son portefeuille client, avec l’acquisition du même coup de trente "grands comptes", d’après le dirigeant. Pour autant, ACNBC garde son nom, et ses deux dirigeants restent aux manettes. "L’objectif est de permettre à ACNBC d’atteindre les 750 000 euros de chiffre d’affaires", vise le directeur général de Servyr.
"Il y a une forte activité de fusions et d’acquisitions sur le marché du courtage"
"Servyr, avec son approche solide et sa capacité d’adaptation aux évolutions du secteur, apportera les ressources et les perspectives nécessaires pour garantir notre croissance dans un environnement de plus en plus complexe”, explique dans un communiqué Frédéric Bernheim, le président de ACBNC.
Cinquième croissance externe
Pour Servyr, il s’agit de la cinquième croissance externe de l’entreprise, depuis 2005. "Il y a une forte activité de fusions et d’acquisitions sur le marché du courtage, notamment en raison de l’âge des dirigeants et du marché assez fragmenté. C’est également un secteur considéré comme attractif par les fonds d’investissement", observe Quentin Renard.
Vers les 20 millions d’euros de chiffre d’affaires
"La maison Servyr ambitionne d’atteindre un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros d’ici à 2026", chiffre l’entreprise. À cet effet, Quentin Renard dégage trois axes de croissance majeurs : D’abord, "la qualité de service et l’accompagnement des clients", "l’organisation commerciale" et "des croissances externes". "Je consulte régulièrement des dossiers, à ce sujet", précise le directeur général de Servyr. Pour accompagner cette croissance, Servyr prévoit des recrutements, et compte actuellement six postes ouverts. Pour rappel, la maison-mère de Servyr, Audéo, annonçait également une croissance de son chiffre d’affaires de 16 % en 2023.