Le chômage partiel permet de conserver son effectif tout en diminuant ses charges. Plus long, le chômage partiel est aussi davantage remboursé aujourd'hui. La durée maximum du chômage partiel a été portée de 600 à 1.000heures par salarié et par an. En cas de fermeture d'établissement, le délai a été porté à six semaines, contre quatre en 2008. Le premier avantage du chômage partiel, c'est que l'État rembourse l'entreprise d'une partie de la rémunération des salariés. Montant de cette aide publique, appelée allocation spécifique: 3,33€ par heure pour les entreprises de plus de 250 salariés; 3,84€ pour les entreprises de taille inférieure. Second avantage, la partie de la rémunération versée par l'entreprise au salarié (60% du salaire brut diminué de l'allocation spécifique) n'est pas soumise à cotisation, à l'exception de la CSG CRDS. Pour bénéficier de ce dispositif qui garantit environ 80% du net du salarié, l'entreprise doit consulter ses représentants du personnel et adresser une demande d'indemnisation auprès de la direction du travail. Théoriquement, l'administration répond sous vingt jours, mais, devant la recrudescence des demandes, les délais se sont rallongés cette année. Toujours est-il que «ne pas avoir de réponse dans les deux mois équivaut à un refus», indique Rafika Drif, responsable du département social de Strego. Complémentaire du chômage partiel, la création au printemps dernier de la convention d'activité partielle de longue durée, qui s'applique pour au minimum trois mois et au maximum un an. Ce dispositif permet un meilleur remboursement du salarié avec une aide forfaitaire versée par l'État de 1,90€ pour les cinquante premières heures et de 3,90€ à partir de la 51e heure. En contrepartie, l'entreprise s'engage à conserver les salariés bénéficiaires pendant une période égale au double de la durée de la convention d'activité partielle.
Le dispositif du chômage partiel a plusieurs fois été réformé cette année pour aider les entreprises à résister à la crise.