L'Almanach du marin breton : La solidarité en 600 pages
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L'Almanach du marin breton : La solidarité en 600 pages

Illustration de la solidarité des gens de mer, l'Almanach du marin breton, ouvrage sur la sécurité maritime, reverse ses excédents aux familles de marins en détresse. Avec la crise, les demandes sont plus fréquentes.

C'est un peu le couteau suisse des marins. Une de ces bibles obligatoires au-delà des 9 kilomètres des côtes. Parmi les quelque 600 pages de l'Almanach du marin breton, on trouve tous les horaires de marées, les fondamentaux de la sécurité en mer, des informations pour pénétrer dans les ports de la Manche et de l'Atlantique. Et bien sûr, en haut de chaque page, des petites maximes, que le navigateur savoure aux heures perdues. Un ouvrage édité par l'association brestoise ?l'oeuvre du marin breton?. Ses 20.000 exemplaires annuels sont vendus à 75% en Bretagne et en Normandie, 10% à Paris et le reste sur les côtes de la Manche et du Sud de l'Angleterre. L'Almanach est distribué dans les bureaux de presse et librairies via les ex-NMPP, chez les accastilleurs et professionnels de la mer (21,05€). «Ce que le public ne sait pas assez, c'est qu'il sert à aider les marins en détresse», explique Philippe Chrétien, président bénévole de l'oeuvre du marin breton, retraité et fondateur de l'agence de communication Publicis Grand Angle.




Site internet en juin

On doit l'Almanach à Jacques de Thézac, rentier et passionné de mer, qui, en 1899, eu l'idée de créer un livre utile aux navigateurs, pour financer des ?Abris du marin?, des établissements de soutien aux publics en difficulté parmi les professionnels de la mer et leur famille (de la pêche et de la marine marchande). L'oeuvre du marin breton et les Abris du marin ont ensuite été scindés. Mais les deux entités travaillent toujours main dans la main. Et de concert avec le service social du monde maritime français. Ce dernier dispose d'un réseau de 60 assistants sociaux dans 38 grands ports de l'Hexagone. «Avec la crise, la demande d'aides a considérablement augmenté», note Roger Guillamet, président des Abris du Marin. Les demandes d'aide exceptionnelle comme celle de cette veuve de marin pêcheur titulaire d'une pension de réversion de 600 € par mois sont récurrentes. Il y a un an, les éditeurs de l'Almanach ont donc décidé de transformer leurs prêts en dons et d'y consacrer 70% de leurs excédents, soit 7.000 € cette année. Le reste est distribué aux Abris du Marin (20%) et à la SNSM (20%). Pour prolonger son action, l'oeuvre du Marin breton devrait inaugurer un site internet de vente en ligne, en juin. Sa quinzaine de bénévoles et ses deux salariés (1,5 équivalent temps plein) réfléchissent à un format réduit plus pratique à utiliser en mer. Un moyen qui permettrait de faire la différence avec les ouvrages comme le Bloc Marine, édités par des entreprises privées.

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