« La France était le troisième pays au monde le plus présent au CES. Ce n'est pas rien ! Une société qui n'innove pas est une société qui meurt et c'est génial de voir qu'il y a autant d'innovations dans notre pays. Je regrette juste que les industriels n'aillent pas plus les chercher. Il y a eu 222 start-up françaises au CES, dont 28 récompensées pour leurs innovations. Une démonstration m'a sidéré : celle de Seebotschat, un internaute qui a fait dialoguer deux intelligences artificielles entre elles et ça se termine par une déclaration d'amour ! L'intelligence artificielle est un des grands mouvements de notre siècle. Je trouve cela fabuleux un monde où on crée tellement de produits qu'on ne sait pas de quoi sera fait le futur. »
Les contrats d'Alstom-Bombardier
« Un méga contrat a été conclu entre Alstom Bombardier et la SNCF, portant sur 255 rames RER pour un montant total de 3,75 milliards d'euros ! Il y a eu une deuxième annonce, moins médiatisée, sur Alstom qui a gagné le marché du métro d'Hanoï : c'est aussi de l'emploi pour notre région. Je suis persuadé que nous avons une magnifique industrie dans la région, mais qu'il faut lui donner les moyens de réussir. Nous avons des salariés compétents, bien formés, efficaces mais il y a un souci au niveau du coût du travail. J'invite l'État à faire une chose toute simple : un benchmarking des coûts du travail dans les différents pays européens. Nous pouvons faire beaucoup mieux ! Nous recréons de belles industries mais il faut de la valeur ajoutée... »
L'Europe et la fiscalité
« Un des gros problèmes de notre pays, c'est la fiscalité qui change toutes les deux minutes. Je pense à la nouvelle fiscalité sur l'attribution d'actions gratuites : ça a changé deux fois en deux ans ! On devrait d'ailleurs l'appliquer uniquement aux grosses entreprises car les actions gratuites sont importantes pour les start-up, qui ne peuvent pas se permettre de payer des gros salaires mais veulent tout de même attirer des compétences ! Je suis par ailleurs un Européen convaincu et je regrette l'absence de fiscalité commune. L'Europe doit se réinventer autour d'un noyau dur, avec un gouvernement économique. Ainsi, il existerait enfin une politique économique justifiant l'euro. »