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Label : La région candidate au "French Tech"
Lille # Conjoncture

Label : La région candidate au "French Tech"

Numérique Le cluster Lille'Digital qui rassemble tout ce que la région compte de numérique autour des sites d'excellence métropolitains et régionaux a présenté en avril dernier sa candidature au label French Tech, réunion de tous les talents qui font le numérique en France.

Lancé en novembre dernier par Fleur Pellerin, alors ministre déléguée chargée de l'économie numérique, ce label French Tech rassemblera toutes les métropoles françaises faisant l'écosystème numérique en France, une vraie masse critique qui doit peser au niveau international. Il était donc logique que notre région soit candidate à travers le cluster Lille'Digital et qu'Euratechnologies en tant qu'épicentre porte cette candidature.




Plusieurs sites d'excellence

Dans la place lilloise, Euratechnologies fait figure de site d'excellence, dédié aux nouvelles technologies. À travers ses 137 entreprises (et 2.200 emplois), le site concentre toute la filière du numérique : « 60 % des entreprises qui sont à Euratechnologies font du business ensemble », souligne Raouti Chehih qui en est le directeur général. À celui-ci s'ajoutent les autres sites d'excellence de la métropole que ce soit Eurasanté, la Plaine Image, ou encore le parc scientifique de la Haute Borne, autant de concentration d'entreprises de pointe, mais aussi les Rives Créatives de l'Escaut à Valenciennes, avec leur Serre Numérique, le Pôle Numérique Culturel de Lens à venir sur le campus du Louvre Lens ou encore l'accélérateur numérique Tektos à Calais.






Soutien aux projets émergents

Le label French Tech est un programme de soutien de l'État aux start-up françaises, lancé dans le but de générer une dynamique collective. Intégré dans les investissements d'avenir il est doté de 215 millions d'euros, dont quinze millions sont dédiés à la communication de la French Tech à l'international. « Cela va nous donner une grande visibilité à l'échelle mondiale. Les dotations importantes que ce label génère vont permettre de soutenir des projets émergeants et donc de les accélérer », souligne Pierre de Saintignon, président d'Euratechnologies, premier adjoint à la mairie de Lille et premier vice président du conseil régional. Pour lui la région et son écosystème numérique élargi à tous ses territoires « a plus que tous les éléments nécessaires justifiant ce label ». En effet la filière entièrement représentée dans notre région totalise entre 25.000 et 30.000 emplois dont 80.000 concentrés dans la métropole lilloise. Il va également permettre aux entreprises de ce secteur de se fédérer. Mais surtout, pour Raouti Chehih, ce label « va nous permettre de fabriquer les champions du numérique de demain, car notre ambition est de devenir la première région numérique de France d'ici à 20 ans, dans les sept premières d'Europe et les quinze premières mondiales ».






Une plus grande visibilité

Pour Guillaume Fraybin, directeur technique de Market Connect, start-up installée à Euratechnologies depuis un an, « une des clefs de notre succès est d'attirer de meilleurs talents. Plusieurs de nos collaborateurs viennent déjà de l'étranger. Disposer de ce label serait un facteur d'attractivité pour ces compétences rares à la recherche d'un écosystème et d'un réseau porteur ». « Cela apporterait une plus grande visibilité et pourrait accélérer la mise en oeuvre de notre stratégie », souligne Franck Ibled, un des fondateurs de Market Connect qui crée des solutions numériques pour faciliter la vie des e-cons

ommateurs.




Euratechnologies en avance sur le sujet

« Euratechnologies n'a pas attendu French Tech pour mettre en place un système d'incubation/accélération avec une réelle portée vers l'international », estime de son côté Charles Christory, fondateur d'Adictiz, une des pionnières du site « Mais le label French Tech rendra ce site d'excellence précurseur dans les nouvelles technologies en France, encore plus visible en renforçant son positionnement ». Lille's Digital soutiendra sa candidature mi-juin et la mission French Tech devrait annoncer les métropoles labéllisées en septembre.

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