Créée par Anna Stepanoff en 2013, la Wild Code School ouvre trois nouvelles écoles pour cette rentrée 2017 à Paris, Strasbourg et Lille. Comptant pour le moment six implantations à La Loupe, Bordeaux, Fontainebleau, Lyon, Orléans et Toulouse, cette école numérique a donc retenu la métropole lilloise pour l'une de ses toutes prochaines implantations. Olivier Trentesaux, ancien dirigeant d'une start-up lilloise, en sera le "campus manager", autrement dit le directeur.
Travailler avec les start-up et PME locales
C'est sur le site d'Euratechnologies, dans un plateau de 250 m², que la Wild Code School a choisi de s'installer.Un site de choix pour une école qui forme au métier de développeur web (niveau bac +2), avec un diplôme reconnu par l'Etat. « C'est un métier en pénurie », indique Olivier Trentesaux, qui compte bien capitaliser sur l'écosystème d'Euratechologies, composé de quelque 265 entreprises. « Nous voulons que nos étudiants puissent bosser sur des projets fictifs, mais aussi réels, avec des start-up et des PME locales, qui n'ont pas forcément les moyens de se doter d'un service informatique », note le campus manager. Il ajoute : « J'ai déjà un contact avec une start-up d'Euratechnologies qui cherchait un développeur junior et sixautres entreprises lilloises veulent déjà nous confier un projet alors que l'école n'est pas encore ouverte ».
Casser les codes de l'apprentissage traditionnel
« La Wild Code School est une école qui veut casser les codes d'apprentissage traditionnels. Elle apprend à apprendre et à se maintenir à niveau par la suite », souligne Olivier Trentesaux. Il ajoute : « Nous formons des élèves sans conditions de diplôme ou d'expérience, à partir de 18 ans et jusqu'à 50 ans et plus. Nos trois critères pour intégrer l'école sont la motivation, l'aptitude et le projet professionnel ». Trois critères que l'école évalue au travers de tests que les candidats passent sur une plateforme d'apprentissage, Odyssey, après y avoir créé un compte. Les candidats retenus sont ensuite invités à participer à une journée d'immersion au sein de l'école, avant de s'engager dans la formation, qui dure 5 mois, suivie de deux à quatre mois de stage. Et pour être sûr de casser tout à fait les codes de l'enseignement traditionnel, la Wild Code School invite ses étudiants à coder sans chaussures: « Car lorsque les pieds sont libres, l'esprit l'est aussi », sourit Olivier Trentesaux.
Une première promotion de 15 élèves
La première promotion lilloise comptera 15 élèves, pour démarrer, avant de passer à une trentaine dès la rentrée 2018. Cette formation coûte 6.000 euros et l'investissement est rentable à en croire le campus manager : « 85 % des élèves de la Wild Code School sont en CDD ou en CDI un an après la formation, sachant que le salaire moyen d'un développeur web en France est de 44.000 euros par an. D'autres diplômés créent leur propre entreprise ou deviennent freelance ». Pour cette première promotion, les candidats peuvent postuler sur le site Odyssey jusqu'au 9 juillet prochain et dans ce métier qui enregistre 25 % de femmes, Olivier Trentesaux souhaite atteindre les 50 % au sein de l'école lilloise.
Ce mercredi 14 juin, la Wild Code School Lille organise un petit-déjeuner à Euratechnologies pour faire découvrir son programme et sa pédagogie. Cet événement gratuit est ouvert à tous, candidats, entreprises, etc., avec une inscription préalable sur le site de Wildschool.