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La start-up Silicon Mobility dope les véhicules électriques et hybrides
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La start-up Silicon Mobility dope les véhicules électriques et hybrides

Des véhicules plus propres, plus sûrs et moins gourmands, telle est la promesse de Silicon Mobility dont la technologie débarque sur le marché.

Silicon Mobility sort du bois. « Nous étions le meilleur secret du monde. C'est le moment de ne plus l'être », s'amuse son dirigeant, Bruno Paucard, engagé dans une véritable « tournée médiatique » débutée en mars dernier à l'occasion du salon Embedded World de Nuremberg. Il faut dire que la start-up sophipolitaine, spécialisée dans les solutions semi-conducteurs pour voitures électriques et hybrides, entend profiter des opportunités créées par la révolution que vit le secteur automobile en venant challenger les champions de la microélectronique sur le marché de l'électrification des véhicules. Et ce, avec une puce de contrôle programmable permettant d'optimiser le rendement énergétique des moteurs et batteries utilisés dans les véhicules électriques et hybrides. « Concrètement, cela se traduit par un allongement de l'autonomie de la batterie ou une extension de la gamme opérationnelle du moteur. On peut soit utiliser un moteur 30% plus petit, donc moins cher et moins lourd, soit en étendre d'autant les fonctionnalités », détaille le dirigeant. Bref, des véhicules plus propres, plus sûrs et moins gourmands, telle est la promesse de Silicon Mobility.

Profitabilité pour 2019

Baptisée Olea, la technologie se présente comme une gamme de produits structurée, actuellement testée par une dizaine de fabricants et équipementiers automobiles en Europe, en Asie et aux Etats-Unis. Et désormais introduite sur le marché dans sa version béta. « L'objectif est de transformer ces PoC (Proof of concept) en implémentation industrielle pour générer des premiers revenus en 2018 et atteindre la profitabilité, fixée aux alentours des 15 millions d'euros de chiffre d'affaires, dès 2019 », précise le dirigeant.

Un tour de table à 10 millions d'euros

Un calendrier ambitieux mais tenable quand on sait que Silicon Mobility ne part pas d'une feuille blanche. Elle s'appuie sur le savoir-faire développé par la fabless sophipolitaine Scaléo Chip qu'elle a acquise en décembre 2015. La jeune pousse est également soutenue par deux fonds d'investissement, Cipio Partners et Capital-E, ainsi que par l'Ademe auprès desquels elle a levé un total de 10 millions d'euros. Une douzaine de personnes, des ingénieurs essentiellement, viendront d'ici à la fin de l'année étoffer l'équipe qui en compte à ce jour 36. 2017 sera également l'année de son déploiement commercial avec l'ouverture de bureaux à Munich (en cours) et en Californie (à l'automne) où l'entreprise souhaite intégrer un écosystème en pleine ébullition. « Ces derniers mois, 23 structures liées à l'automobile du futur s'y sont installées. Silicon Mobility et sa technologie de rupture se doivent d'y être aussi ». Avant d'attaquer l'Asie, en 2018.

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