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La start-up nantaise Allaw lève 500 000 euros pour démocratiser l’accès aux services juridiques
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La start-up nantaise Allaw lève 500 000 euros pour démocratiser l’accès aux services juridiques

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Après avoir levé 500 000 euros, la start-up nantaise Allaw, créée en avril 2023, lance sa plateforme d’intermédiation entre les professionnels du droit et les particuliers. Objectif : simplifier l’accès au droit pour les usagers, tout en aidant les professionnels du secteur dans leur organisation.

Ludovic Stang et son fils Germain Stang ont cofondé la start-up nantaise Allaw — Photo : Remi Madamour

Fondée en avril 2023, la start-up nantaise Allaw a bouclé une levée de fonds de 500 000 euros auprès du fonds d’investissement nantais Delambre Participations et de deux business angels. Grâce à ce financement, la jeune entreprise, créée par Ludovic Stang et son fils Germain, a lancé en janvier une plateforme d’intermédiation entre les professionnels du droit (avocats, notaires et commissaires de justice) et les particuliers. "Notre ambition est de rendre le droit accessible à tous, en proposant aux particuliers un service pour les guider dans leur parcours de droit et aux professionnels un logiciel leur permettant de gérer l’organisation de leur cabinet", explique Ludovic Stang, PDG d’Allaw.

Doctolib des professions du droit

Sur le modèle de ce que fait Doctolib dans le domaine de la santé, la plateforme d’Allaw offre aux professionnels du droit une solution pour faciliter leur installation et gérer leur relation client : prise et suivi des rendez-vous, organisation de l’agenda, gestion sécurisée des documents… Aux particuliers, elle permet d’entrer en relation avec le professionnel le plus pertinent en fonction de leurs problématiques juridiques. "Notre plateforme utilise un algorithme d’intelligence artificielle pour faire les meilleures recommandations aux utilisateurs en fonction des besoins et des questionnements qu’ils ont renseignés au préalable", expose Germain Stang, directeur technique d’Allaw. Le business model d’Allaw repose sur un abonnement mensuel payant de 99 euros pour les professionnels. En revanche, l’accès à la plateforme est gratuit pour les particuliers.

Les deux dirigeants, qui ont entamé un tour de France des barreaux et des chambres départementales des notaires, ciblent une centaine de professionnels inscrits d’ici la mi-février. "Nous négocions un partenariat avec un groupement d’avocats qui pourrait nous amener 500 abonnés et un fort maillage territorial", annonce Ludovic Stang.

15 000 professionnels inscrits à l’horizon 2025

À terme, les deux associés tablent sur 15 000 professionnels du droit inscrits d’ici 2025 et plus d’un million de particuliers utilisant la plateforme. La start-up, qui emploie actuellement sept salariés, devrait, par ailleurs, porter ses effectifs à 15-20 personnes d’ici la fin 2024, avec de premiers recrutements dès le mois d’avril. Le dirigeant ne communique pas, en revanche, sur le chiffre d’affaires attendu.

Pour se donner les moyens de ces ambitions et investir massivement dans la communication, Allaw prépare une seconde levée de fonds pour le second semestre 2024, avec l’objectif de récolter deux à trois millions d’euros. "Les professions du droit sont en pleine mutation avec, notamment, une digitalisation croissante de leur activité. Notre logiciel permet aux professionnels de se consacrer au développement de leur clientèle et de recentrer leurs collaborateurs sur les tâches à plus forte valeur ajoutée. Nous sommes la première plateforme généraliste du droit et avons l’ambition de devenir la référence dans ce domaine", argumente Ludovic Stang.

Les deux fondateurs, qui envisagent la démocratisation de l’accès à la justice comme une mission d’utilité publique, ont pris l’engagement de reverser 1 % de leur chiffre d’affaires à une association délivrant une aide juridique aux personnes en situation d’exclusion.

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