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La start-up Maaneo développe un nouveau procédé traitement de l'eau
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La start-up Maaneo développe un nouveau procédé traitement de l'eau

Ingénieur des eaux et forêt, François Cornet a créé la start-up Maaneo en avril 2016, soutenu par l'Institut Français du Pétrole. Il teste actuellement son procédé d'épuration.

François Cornet a créé Maaneo en avril 2016 (40 K€ de capital) à Toulouse en signant un accord de partenariat avec l'IFP. L'entrepreneur et l'IFP se partagent à part égale la propriété intellectuelle de son innovation : un procédé de traitement d'eau par absorption sur un matériau filtrant régénérable (l'adsorption étant le mouvement de l'atome de phosphore qui se lie physiquement à la surface de ce matériau filtrant).. L'IFP a avancé 65 000 euros pour développer une preuve de concept en laboratoire, puis une demande de brevet a été déposée en février 2017. L'enjeu est de taille : « Il y a de plus en plus de phosphore dans les rivières et les étangs, ce qui provoque la pousse des algues, lesquelles éliminent les autres formes de vie et sont parfois toxiques », développe le fondateur de Maaneo. Près de 75 % du territoire français seraient concernés. Pour finaliser son procédé, François Cornet a construit un pilote de démonstrateur, installé en avril dernier sur la station d'épuration des Camazes dans le Tarn. Il a pu bénéficier d'une subvention de 10 K€ de la Région et de 94 K€ par l'Agence de l'eau Adour Garonne. « D'après nos premiers essais, nous sommes à 0,05 mg de phosphore par litre d'eau en rejet, alors que la norme de rejet est de 1 à 2 mg par litre ! »

80 millions d'euros par an

Continuer ces essais, optimiser l'installation et le procédé : tels sont les objectifs du dirigeant, qui recrutera à la fin de l'année un associé dans le cadre d'une future augmentation de capital. D'un profil technico-commercial, ce dernier devra, début 2018, lancer la commercialisation de cette offre industrielle et de service (Maaneo, situé à la pépinière de Ramonville Theogone, proposera aussi un service de régénération du matériau, quand il sera " rempli " de phosphore). La cible ? Les petites collectivités de moins de 2.000 habitants. « Sur le traitement du phosphore, c'est un marché de 80 millions d'euros par an », conclut François Cornet.

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