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La start-up Greenerwave dope le Wi-Fi du ministère des Finances
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La start-up Greenerwave dope le Wi-Fi du ministère des Finances

Tout juste sortie de l’Incubateur Paca Est, l’industech niçoise spécialisée dans l'optimisation des réseaux sans fil rejoint celui de Xavier Niel et déploie son premier PoC au sein du ministère des Finances.

Greenerwave fait partie des 200 premières start-up à rejoindre l’incubateur Station F de Xavier Niel et son Founders Program. Une opportunité d’accélérer le développement de l’entreprise niçoise mais aussi de « gagner en visibilité, de se confronter aux startuppers du monde entier et d’évangéliser notre solution auprès des 1.000 jeunes pousses qu’accueillera ce noyau de l’innovation française », se réjouit Eric Labarre, cofondateur de cette industech prometteuse qui s’attaque à une problématique de taille, l’optimisation des réseaux sans fil à l’intérieur des bâtiments.

Une connexion quatre à seize fois plus puissante

S’appuyant sur un assemblage de miroirs intelligents, son dispositif, qui a vocation à s’intégrer dans des objets ou directement dans le bâti, permet de récupérer les ondes Wi-Fi présentes dans le bâtiment et de les rediriger vers les appareils mobiles afin d’augmenter et d’étendre la couverture en très haut débit. Le tout de façon passive, entendez par là sans amplification ou émission supplémentaire d’onde. Ce qui a toute son importance. Résultat : « une connexion stable, permanente et 4 à 16 fois plus puissante », revendique-t-il.

Deux problématiques

Si la technologie - brevetée - est née en France, plus précisément au sein de l’Institut Langevin, organisme de recherche public spécialisé dans les ondes et l’image, sa vocation est mondiale. « On adresse deux grandes problématiques. Celle des pays occidentaux qui ont besoin d’optimiser leur couverture réseau afin de répondre à une exigence de débit croissante alors que, dans le même temps, les normes se durcissent pour limiter la pollution électromagnétique. Et celle des pays dits émergents qui eux aussi ont besoin d’optimiser mais pour pallier la faiblesse des infrastructures existantes », explique Cyril Bertschy, son directeur général. Lequel considère Greenerwave, d’ici à une dizaine d’années, comme « une promesse de développement pour le continent africain ».

Early adopters

En attendant, l’entreprise doit faire ses preuves. « Nous sommes sur un marché long, nos clients early adopters ont besoin de tester la technologie », reprend Eric Labarre. Ainsi, à la rentrée, deux salles de réunion du ministère des Finances vont être équipées. Un premier PoC (Proof of Concept) suivi par « cinq à huit autres » dont les déploiements devraient s’étaler jusqu’en décembre selon Cyril Bertschy qui évoque des pourparlers avancés en Europe et en Asie, notamment auprès d’opérateurs téléphoniques, l’une des cibles privilégiées par Greenerwave avec les équipementiers télécoms et les acteurs de la smart city en général, du smart building en particulier.

Levée de fonds

De quoi préparer le marché à accueillir les premiers dispositifs dont le lancement est programmé pour 2018. D’où ce tour de table - de 2 à 3 millions d’euros - que la jeune pousse espère conclure à la fin de l’année, elle qui a déjà levé 500.000 euros en janvier 2016 auprès du CNRS et de Kima Ventures. L’objectif ? Poursuivre les efforts en R&D et activer la phase de commercialisation. L’équipe, qui comprend à ce jour huit personnes et quatre chercheurs, sera renforcée pour compter 17 ETP (équivalents temps plein) en 2018 répartis entre Paris (pôle recherche) et son siège niçois. Avec, en ligne de mire, la barre des 2 millions d’euros de chiffre d’affaires à atteindre. Et pourquoi pas franchir...

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