Les seniors sont trop vieux aux yeux des DRH pour être embauchés ? Qu'à cela ne tienne, ils ont décidé de prendre les choses en main et de créer leur propre emploi. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Observatoire Alptis de la protection sociale, développé par l'assureur lyonnais éponyme. Entre 2003 et 2011, la population des effectifs âgés de 50 ans et plus explique à elle seule 5,5 points de la croissance de la population des entrepreneurs, qui a progressé de 13,7 % ; 16 % des créateurs avaient plus de 50 ans. Le statut d'auto-entrepreneur a bien sûr accéléré ce mouvement, en simplifiant les démarches de création. Envie d'indépendance, d'évoluer, d'être maître de sa vie sont des motivations bien compréhensibles. Mais c'est souvent par nécessité que les seniors se lancent dans l'entrepreneuriat : l'entrepreneur senior, masculin à 77,5 %, est chômeur dans 36 % des cas. Souvent moins diplômés que les jeunes créateurs, les seniors sont en revanche bien plus expérimentés et se lancent prioritairement dans leur domaine d'expertise. Et si, plutôt que d'inciter les entreprises à embaucher des jeunes et des seniors, on facilitait leur rapprochement dans la création d'entreprise ? Des start-up intergénérationnelles qui serviraient de tremplin aux plus jeunes et permettraient aux aînés de transmettre leurs @email
- LE BILLET