À la Région, risque de chamboule-tout politique après les législatives
# Politique économique

À la Région, risque de chamboule-tout politique après les législatives

Prévues les 11 et 18 juin prochains, les élections législatives qui désigneront les députés de la future Assemblée nationale auront des conséquences sur l'exécutif de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Un tiers des vice-présidents, plus le président lui-même, sont candidats, la plupart sous l'étiquette Les Républicains.

Parmi les 15 vice-présidents du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, un tiers part à la conquête d'un siège de député. Il s'agit de Stéphanie Pernod-Beaudon candidate LR dans la 3e circonscription de l'Ain, Martial Saddier qui vise la 3e circonscription de Haute-Savoie, Philippe Meunier dans la 3e du Rhône, Emilie Bonnivard en Savoie (3e circonscription) et Yannick Neuder en Isère (7e circonscription). Quant à Laurent Wauquiez, il dira dans les jours qui suivent ce dimanche d'élection, et depuis son fief de Haute-Loire, s'il se présente aux élections législatives, ce qui entérinerait de fait son départ de la présidence de la Région.

De vice-présidents à simples conseillers

Lui comme ses vice-présidents précités ayant en charge la formation professionnelle (Stéphanie Pernod-Beaudon), les entreprises, l’emploi et le développement économique (Martial Saddier), la sécurité et partenariats internationaux (Philippe Meunier), l'agriculture (Emilie Bonnivard ) et enfin l'enseignement supérieur et la recherche (Yannick Neuder) seront contraints de quitter leur mandat et deviendront de simples conseillers. C'est ce que dit la loi sur le cumul des mandats qui impose depuis le 31 mars dernier de ne conserver que le dernier en date.

Flottement

« Ils quitteront l’exécutif mais resteront conseillers régionaux », nuance un porte-parole régional, précisant que l'Assemblée régionale se réunira en plénière en juillet prochain, ce qui permettra à la majorité LR de présenter une nouvelle liste pour remplacer les partants. Une latence qui se justifie et ne ralentirait pas les dossiers. « Ce qui peut apparaître comme un flottement ces dernières semaines parce que les séances d'assemblées plénières sont suspendues pour permettre aux élus d'être présents dans les circonscriptions qu'ils convoitent n'empêche pas le travail de la Région », nuance cet interlocuteur. « On ne peut pas faire comme si les candidats aux législatives, potentiellement partants, détenaient des portefeuilles secondaires », pointe pourtant une vice-présidente non candidate.

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