À l'occasion de la remise des Trophées de l'économie normande 2017, le président de la Région Normandie Hervé Morin a eu l'occasion de revenir sur la première année d'exercice de l'AD Normandie. L'agence de développement économique créée dans la foulée de sa prise de fonction en janvier 2016.
Trois handicaps majeurs
« C'était un vrai challenge compte tenu de l'attente créée », a rappelé l'élu. À fortiori dans une région « en difficulté » qui cumule trois handicaps majeurs : « il n'y a quasiment aucun siège social ni centre de décision en Normandie ; nous sommes une région industrielle dans un pays qui n'a pas su construire un écosystème favorable aux entreprises ; et notre secteur tertiaire est insuffisamment développé », juge Hervé Morin. Face à cela, la Normandie peut compter sur la notoriété de sa « marque » dont le poids, en région, s'est vu renforcer par « un vent d'optimisme » chez les Normands eux-mêmes qui ont pris conscience « d'appartenir à une communauté de destin ». Signe de cet optimisme retrouvé : « nous sommes la première région de France en perspectives de créations d'emplois ! Et les investissements industriels ont bondi de +16 % », insiste le président de Région. Autre signe positif, « des chefs d'entreprises décident de s'engager pour la Normandie, et ça, c'est nouveau », évoque Hervé Morin citant l'inévitable Jean-Louis Louvel, le patron rouennais du groupe PGS justement distingué par un prix d'honneur à l'occasion des Trophées de l'économie normande. « J'ai l'impression que le territoire se mobilise », résume l'ancien ministre de la Défense.
125 millions d'euros au soutien de l'économie
Pour appuyer ses propos, il rappelle que 125 millions d'euros ont été mobilisés en 2016 par la Région au soutien de l'économie et des entreprises... « contre 55 millions d'euros en 2015 en additionnant les chiffres des deux régions normandes » ! Pour autant, Hervé Morin veut rester prudent : « on a été au rendez-vous de ce qu'on avait dit que l'on ferait, mais ce n'est pas en quinze mois que les indicateurs vont passer au vert ». Désormais, la feuille de route est simple, résume le directeur de l'AD Normandie Alexandre Wahl : « Nous devons toucher encore plus d'entreprises ».