La R & D est-elle compatible avec l'externalisation?

La R & D est-elle compatible avec l'externalisation?

Créatrices de valeur, liées au «coeur de métier» de nombre d'entreprises, les fonctions touchant à l'innovation et à la R & D sont généralement très peu externalisées en France. Pourtant, dans les pays anglo-saxons, la pratique est plus commune, même dans des secteurs pour lesquels ces fonctions sont hautement sensibles, à l'image de l'informatique, des biotechnologies ou de la pharmaceutique. «Il y a une évolution dans la culture managériale de ce type d'activité: la notion «d'entreprise étendue» y est très forte. Dans leurs modèles, l'intervention de prestataires extérieurs est intégrée dans la vision globale de l'entreprise. Ce type d'approche peut, à terme, prospérer aussi dans des pays plus latins», estime Philippe Rassek, associé Deloitte, spécialiste des opérations d'externalisation. En France, l'externalisation de tout ou partie de fonctions de R & D peut tout à fait se pratiquer avec la présence de plusieurs prestataires sur ce marché. Pour les PME qui souhaiteraient s'y acclimater, les nombreux clusters et pôles de compétitivité qui constellent le territoire offrent une bonne option. Ces derniers permettent en effet de mettre en relation des PME avec des laboratoires ou des structures universitaires dans le cadre de programme de recherche collaboratifs.




Externalisation «douce»

Ces démarches nécessitent cependant une bonne préparation: définition des objectifs, partage de la propriété intellectuelle, des bénéfices liés aux travaux, etc. Tous ces points doivent être abordés. Mais le processus permet aux PME de s'acclimater à une externalisation «douce» de leur R & D.