À Vihiers (commune nouvelle de Lys-Haut-Layon), la SAS Robert Gaultier a changé de mains. L’entreprise de charpente, de menuiserie et d’agencement (23 collaborateurs, 4 M€ de CA) a été reprise par Thomas Morin en juin 2024. Elle avait été créée en 1991 par… Robert Gaultier. Dans l’opération, un salarié, associé historique, conserve ses parts.
Être connu des plus jeunes
Connue sur son territoire rural pour son offre complète (de l’ossature d’un bâtiment jusqu’à son ameublement), la PME assure son activité grâce à des demandes entrantes. Pour la charpente, il s’agit d’une clientèle de professionnels (industrie, agriculture, viticulture, tertiaire). La menuiserie et l’agencement touchent majoritairement les particuliers, dans un rayon d’une trentaine de kilomètres. Thomas Morin pourrait se satisfaire de cette situation, d’autant qu’il s’appuie sur des équipes expérimentées, mais il en perçoit les limites. "Nous nous situons sur une zone plutôt vieillissante. Ce n’est pas pérenne. Il faut être connu des plus jeunes", explique le jeune patron.
Il a donc entrepris de donner une nouvelle image de marque pour son entreprise, en changeant l’identité visuelle et en mettant en place un plan de communication.
Se faire connaître d’une clientèle urbaine
L’autre volet du projet consiste à ne plus se contenter des demandes entrantes, mais à aller chercher de nouveaux clients, en particulier en élargissant la zone à prospecter jusqu’aux villes avoisinantes. "Puisqu’il n’y avait pas de communication, nous ne sommes pas connus à Bressuire (Deux-Sèvres), à Cholet, à Angers ou à Saumur. Nous avons une stratégie de développement pour chercher ces zones".
Dans un premier temps, la PME entend aller à la rencontre de clients sur "des territoires qui nous ressemblent" et où se trouvent moins de concurrents. Ainsi, la présence à un salon à Bressuire (Deux-Sèvres) en novembre constituera un premier test.
Plus de 300 000 euros injectés la première année
Thomas Morin va également injecter pour cette première année plus de 300 000 euros dans la modernisation de l’entreprise, en investissant dans du matériel, des chariots élévateurs, de l’informatique. "L’esprit de l’entreprise est resté artisanal. Nous créons un process pour gagner en efficience, sur l’informatique, sur la production, sur la sécurité."
Pour mener à bien ces évolutions, Thomas Morin se fait accompagner par le Réseau Entreprendre Maine-et-Loire et espère intégrer l’accélérateur Dinamic + de la CCI en mars 2025.