Trois ans après sa création, Kerbi se prépare à ouvrir son capital pour la première fois. La start-up vannetaise, première gamme bretonne de soins solaires bio, prévoit de lever 800 000 euros pour passer à une nouvelle étape de son développement. "Nous souhaitons élargir notre gamme de cosmétiques solaires mais également étoffer notre réseau de distribution en nous dotant de compétences commerciales. Nous prévoyons aussi de recruter rapidement en logistique, marketing et développement de produits", dévoilent Lucille Ealet et Allan Le Bronnec, les fondateurs de Kerbi.
Cette levée de fonds devrait se faire en capital pour 400 000 euros, le duo de dirigeants souhaitant rester majoritaires. Les autres 400 000 euros seront levés sous forme de dettes bancaires. Dans cette recherche de financements, les fondateurs de Kerbi font le choix de se tourner, en priorité, vers des business angels. "Nous souhaitons pouvoir accueillir au board des investisseurs ayant une expérience dans des marques de cosmétiques idéalement ou des compétences en distribution. L’idée est vraiment d’avoir une vraie complémentarité pour faire grandir Kerbi", confient-ils.
Accélérer le développement commercial
Cette ouverture de capital doit permettre à Kerbi d’accélérer son développement commercial. À date, la marque réalise 350 000 euros de chiffre d’affaires quand elle en faisait 90 000 euros lors de sa première année d’exercice. Les produits de la start-up sont présents dans quelque 500 points de vente en France. La centrale Biocoop a ainsi choisi de référencer Kerbi, comme des magasins bio et des boutiques indépendantes, des pharmacies, notamment l’enseigne Anton et Willem. Kerbi réalise 90 % de ses ventes à travers ces boutiques, le solde étant généré par son site e-commerce.
Outre la France, la marque morbihannaise est aussi présente en Espagne comme le détaille Lucille Ealet : "C’est notre premier débouché à l’export. Nous l’avons décroché suite à un rendez-vous lors du salon Natexpo, le salon international des produits biologiques. En travaillant avec un distributeur en pharmacies, nous générons déjà 10 % de notre chiffre d’affaires sur le marché espagnol." Suite à la levée de fonds, Kerbi envisage de se staffer pour distribuer ses produits ailleurs en Europe et gagner aussi le grand export.
Un objectif de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici 10 ans
À 10 ans, les deux chefs d’entreprise ambitionnent de devenir la référence de la crème solaire en France et même plus largement des soins solaires. Ils envisagent de distribuer leurs produits dans plus de 4 000 points de vente et visent 5 millions d’euros de chiffre d’affaires. "Aujourd’hui, nous développons une gamme complète du soin solaire au quotidien. Nous avions déjà mis sur le marché un sérum hydratant il y a deux ans. Nous allons prochainement proposer une crème de jour indice 30." Derrière cette volonté de mettre au point une crème combinant la protection solaire de la peau et l'hydratation quotidienne, la jeune entreprise et ses dirigeants visent aussi à contrer la saisonnalité des crèmes solaires. Avec la sortie de leur crème de jour et d'un nouveau stick solaire, Allan Le Bronnec et Lucille Ealet misent sur un chiffre d’affaires de 540 000 euros sur leur prochain exercice.