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La French Care se lance à l’échelle des Pays de la Loire
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La French Care se lance à l’échelle des Pays de la Loire

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Première région à s’en doter, les Pays de la Loire viennent de lancer une déclinaison régionale de la French Care. Ce mouvement a pour mission de rassembler les acteurs publics et privés de la santé, dans son sens large, afin de dynamiser l’écosystème local.

L’association French Care Pays de la Loire affiche l’ambition de dynamiser le territoire et de valoriser les innovations en santé — Photo : Benjamin Robert

Le Gérontopole, Atlanpole Biothérapies, les CHU de Nantes et Angers, les CCI, ou encore des biotechs, et des laboratoires… Tous ces acteurs de la santé dans les Pays de la Loire se regroupent au sein d’une association, French Care Pays de la Loire. Cette association devait initialement regrouper seulement les acteurs nantais. Mais après deux ans et demi de discussion, cette initiative émerge finalement à un niveau régional. "Nous sommes une région d’expérimentation. Cela faisait sens de s’ouvrir à l’ensemble des Pays de la Loire et d’intégrer une dynamique ligérienne", se réjouit Emmanuelle Gaudemer, ambassadrice des acteurs de la French Care en Pays de la Loire, et directrice associée du groupe nantais d’architecture et d’ingénierie AIA Life Designers.

Mettre les innovations locales en avant

Ce regroupement vise à donner de la visibilité aux innovations du territoire. "Nous faisons la course contre de gros concurrents internationaux, comme Moderna et BioNtech, précise Nicolas Poirier, directeur général de la biotech nantaise Ose Immunotherapeutics. Nous n’avons pas leur budget, mais lorsque nous cherchons à recruter des profils à l’international, la création d’une dynamique régionale est primordiale pour notre visibilité".

L’enjeu est d’avoir une masse critique suffisante pour graver la région dans les territoires incontournables de l'écosystème de la santé. "Organiser des conférences ou des rendez-vous business à plusieurs permet d’attirer de grosses industries pharmaceutiques, et faire venir des gens de l’étranger", prévoit Nicolas Poirier.

Un budget qui reste à définir

Les statuts de l’association ont été créés. Néanmoins, la force de frappe de cette nouvelle association reste à définir. "Un budget de fonctionnement sera établi prochainement pour pérenniser les initiatives du mouvement et renforcer son rayonnement. Nous sommes en train de nous structurer sur ce point", précise Emmanuelle Gaudemer.

Seule indication, il y aura des cotisations des membres, qui iront de 0 à 5 000 euros en fonction de la taille de l’entreprise ou de la collectivité. Afin de débuter sur une base solide et des données fiables, une étude sera déjà financée par la Banque des Territoires, afin de mieux déterminer le poids du secteur de la santé dans les Pays de la Loire.

Un calendrier sur trois ans

Malgré ce flou budgétaire, la French Care régionale a d’ores et déjà planifié un calendrier prévisionnel sur trois ans, avec des actions concrètes dans les mois à venir, comme l’organisation de petits déjeuners thématiques, des expérimentations autour du parcours de soins du patient, ou encore la promotion du nouveau quartier de la santé nantais. L’association compte aussi développer des synergies avec les French Tech et les French Fab, deux organisations déjà implantées localement. Car avec l'arrivée d'une French Care locale, ce n’est pas la première fois que la région joue les pionnières. "Nous sommes la seule région à avoir des French Tech dans chaque département", note Marc Travers, président de French Tech Mayenne. Et avec l’essor du numérique en santé, nul doute que les synergies pourront être nombreuses entre ces deux domaines.

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