L’emploi salarié dans le secteur privé continue de s’éroder en France, mais reste largement supérieur au niveau qui était le sien avant la crise sanitaire. C’est ce qu’il faut retenir de la dernière étude de la Dares, un service du ministère de l’Économie, publiée vendredi 30 janvier.
Baisse de 0,2 % de l’emploi salarié en 2025
À court terme, l’emploi salarié du secteur privé (21 millions d’emplois) recule légèrement. Au quatrième trimestre 2025, il faiblit de 0,1 %, ce qui correspond à la suppression de 28 700 emplois sur trois mois. Sur un an, la baisse s’élève à 0,2 %. En 2025, 40 800 emplois salariés dans le secteur privé ont été détruits en France.
La baisse est particulièrement marquée dans l’agriculture (-1,2 % sur un an), qui perd 4 000 emplois en 2025, et dans le secteur de la construction (-1 %), qui en perd 15 800. L’industrie recule elle aussi (-0,5 % soit -13 100 emplois). Tout comme le tertiaire marchand (-0,2 %, ce qui représente la suppression de 21 900 emplois).
En 2025, l’emploi salarié du privé a progressé dans un seul secteur : le tertiaire non marchand, qui regroupe l’administration publique, l’enseignement, la santé ou encore l’action sociale. La progression se monte à 0,5 %, ce qui correspond à la création de 14 000 emplois.
1,1 million d’emplois créés depuis 2019
Si la situation de l’emploi s’étiole ces derniers mois, elle reste favorable sur un temps plus long. Depuis 2019, l’emploi salarié du privé a progressé de 5,3 % en France, ce qui correspond à la création de 1,1 million d’emplois. Tous les secteurs sont orientés à la hausse. À commencer par l’agriculture, qui a vu ses effectifs croître de 6,7 %, devant le tertiaire marchand (+ 6,2 %) et non marchand (+ 5,6 %).